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Gabon: Coup d'envoi de la 5ème édition du festival Gabao Hip Hop

- La ministre gabonaise de la Culture , Blandine Marundu a donné mercredi à Libreville le coup d'envoi de la 5ème édition du festival Gabao Hip Hip qui regroupe plusieurs artistes gabonais, de la sous région Afrique centrale, du Sénégal et de la France.

Mme Marundu avait à ses côtés le directeur du Centre culturel français (CCF) de Libreville, Guy Lacroix, le directeur marketing de Celtel Gabon, sponsor officiel de l'événement, Gandé Dagba et du promoteur de la manifestation, Jules Kandem.

Pour cette 5ème édition, les organisateurs ont fait venir à Libreville des artistes du Tchad, de la RD Congo avec les groupes Bawuta Kin et Lexxus, du Congo Brazzaville et du Cameroun.

Le sénégalais Didier Awadi, père du rap africain, est l'invité vedette du festival. L'artiste trônait sur la table d'honneur lors de la cérémonie de lancement.

De l'hexagone (France), les organisateurs ont invité "Les Nubians" et Facteur X.

4e festival Afrikakeur, le Circus Cirkor de la Suède investit les 'pistes' de Dakar

L'édition 2007 du Festival international francophone d'humour et de musique de Dakar (Afrikakeur) se tiendra du 1er au 10 juin. Pour ce quatrième rendez-vous, les promoteurs vont mettre en vedette le Circus Cirkor de la Suède.

Dakar sera en fête pendant plus d'une semaine, du 1er au 10 juin prochain avec le quatrième Afrikakeur.

Ce Festival international d'humour et de musique, qui gagne en notoriété dans l'agenda des grands événements de la capitale sénégalaise, ambitionne cette année de faire découvrir au public dakarois le Circus Cirkor de la Suède, informent les promoteurs qui faisaient hier face à la presse. Une participation, présentée comme 'la grande innovation de l'édition 2007, qui sera marquée par une session de formation en cirque, jonglerie, acrobaties, pour les enfants dévaforisés de l'Empire des enfants'.

Cette manifestation annuelle permet, en outre, aux artistes venus de différents horizons de faire connaître et d'échanger leurs diversités culturelles. Afrikakeur 2007 sera le brassage de plusieurs styles musicaux sur fond de sonorités rap, raggae, Mbalax, zouk, R&B....., en plus de la participation des adeptes de 'différentes variantes de la comédie'.

festival de saint louis, un off ambitieux !

A regarder de près le programme du Festival Off de Saint Louis, on pouvait légitimement se demander s'il s'agissait réellement d'un Off. Avec des artistes comme Viviane Ndour, les rappeurs Xuman et Didier Awadi ou encore Sister Myriam, pour ne citer que ceux-là, les artistes présents à Saint Louis, le week-end du vendredi 25 au Dimanche 27 mai, étaient de véritables stars nationales.

Ils ont, avec l'aide des jeunes du projet Jundu Dior, animé trois soirées au stade Me Babacar Seye alternant sensibilisation sur le thème de la misère, de l'enfance et des prestations artistiques.

De Festival Off, on en a peut-être perçu un bout ? Pas vraiment pour dire. Il faudrait plutôt parler de deux festivals et de projets séparés. D'une part, le festival de jazz avec son public plutôt aisé (prix de l'entrée à 4000 FCFA) et de l'autre le festival off, gratuit, avec une masse de jeunes. Les interactions entre les deux festivals auraient au moins pu se faire sur un effet d'entraînement du public mais force est de constater que les horaires ne s'alignant pas, les gens choisissaient l'une ou l'autre option.

D'autre part, le nombre assez faible de spectateurs du off pour la première soirée, laisse à croire que, loin d'un effet d'entraînement, le festival de jazz n'a pas permis de remplir le stade Me Babacar Seye. « C'est dommage, la prochaine fois nous ferons peut-être la communication nous-mêmes », affirmait Aziz Dieng, Président de l'Association des Métiers de la musique et présent à titre du coordinateur du projet Aura (Association pour le rap africain), plus habitué à des dizaines de milliers de personnes surtout quand il fait venir Didier Awadi, Xuman, Keity, Sister Myriam, Big D...

Festival Kaay Fecc, le quatrième pas de danse

Offrir un cadre de professionnalisation de la danse pour en faire un vecteur de développement, c'est la volonté des organisateurs du quatrième festival Kaay Fecc, prévu du 31 mai au 6 juin 2007 à Dakar et à Toubab Dialaw. Avec Didier Awadi, comme parrain, Kaay Fecc s'est allié à d'autres ténors de la musique rap pour impulser la danse Hip hop en Afrique.

Du 31 mai au 6 juin prochain, Dakar va vibrer au rythme du quatrième 'festival de toutes les danses', Kaay Fecc. Présidente de l'association promotrice du festival du même nom, Gacirah Diagne ambitionne de montrer que la danse est un vecteur de développement. 'L'édition 2007, au-delà de l'événementiel, reflète la volonté de poursuivre l'effort commun des professionnels de la danse pour le développement durable de ce secteur culturel', explique-t-elle. Des objectifs de l'association, on note la volonté de montrer la richesse du patrimoine culturel et les danses qui en découlent, de construire l'identité par l'enseignement des danses traditionnelles et du style afro-jazz.

15° festival international de jazz de Saint-Louis, le 'blues' de la cérémonie d'ouverture

Annoncée comme un des moments forts du quinzième Festival international de Saint-Louis (24 - 27 mai), l'entrée en scène de l'ensemble lyrique traditionnel de Sorano à l'ouverture du Festival a quelque peu déçu le public du Quai des Arts, vendredi dernier.

Non pas que Khar Mbaye Madiaga, Soda Mama, Mbaye Ndiaye... n'ont pas été à la hauteur de l'événement. Tout au contraire, l'ensemble a largement répondu aux attentes du public.

Mais, certains artistes ont plus donné de la voix pour emmener les politiciens à faire preuve de générosité. Ce qui a surpris une partie du public, constitué pour la plupart d'étrangers peu habitués à pareille pratique. Ce malheureux épisode aura été la fausse note de l'édition 2007 du Jazz à Saint-Louis.

« On doit se démarquer du rap Américain, nos valeurs sont très différentes »

Présent au festival du Loog le week-end dernier, Pacotille revient sur son dernier album « taxi du Rouss », ses projets et l'évolution de sa musique.

Qu'est ce qui a changé dans votre dernier album par rapport à vos productions précédentes ? Comment votre musique évolue t-elle ? Qu'est ce que vous avez voulu faire ?

C'est mon meilleur produit. Je l'ai sorti sous le label de Youssou Ndour. L'album se vend très bien par rapport aux éditions précédentes et se distingue par sa maturité musicale. On a réalisé un vrai travail avec les musiciens, ils ont une place beaucoup plus importante que dans le passé. On a fait une bonne promotion aussi avec une tournée du Sénégal qui a duré 4 à 5 mois puis en Europe et on va y retourner.

Sur quels thèmes construisez-vous vos chansons aujourd'hui ?

Au début tous mes thèmes étaient sur la politique, la gestion du pays on incitait les gens à se révolter, on était trop... (il hésite) engagés politiquement. Après, j'ai eu d'autres choses à dire, d'autres réalités plus internationales. On ne peut pas continuer à ne parler que du Sénégal, de la gestion du pays...

Mais vous parlez toujours de ces problèmes ?

Non, j'en parlais. Quand je fais quelque chose, tout le monde suit. Quand j'ai commencé à parler de la politique, à parler crû avec les gens... des paroles vraiment crues (il insiste), tous les rappeurs ont fait cela. Je me suis donc dit que je devais aborder d'autres choses. Aujourd'hui je parle d'amour de trahison, de justice, de paix. Je suis devenu beaucoup plus sage, plus mature...ce qui a poussé les gens à m'aimer encore plus.

Ku guiss number, la nouvelle production de Side F connexion sur le marché

Le groupe sénégalais Side F Connexion, composé du rappeur Shaka Bab's (Ibrahima Keïta) et du chanteur Zap Diap (Daouda Sow), vient de mettre dans les bacs son premier produit intitulé Ku guiss number (celui qui le trouve).

Avec huit tubes dont le titre éponyme Ku guiss number, cette cassette qui évoque les tares de la société sénégalaise, tels l'infidélité et l'adultère, est, selon ses auteurs, un appel au pied levé pour davantage conscientiser les populations.

La production veut aussi être à l'écoute des plus petits, comme le titre Xalé yi qui en appelle aux bonnes volontés et autres Ong à mieux veiller sur les conditions et droits de l'enfant. Cette production à consonance rap-ragga, produite par Canal 4 Produktion, est née d'une collaboration entre Chaka Bab's et Zap Diap qui se sont naturellement rapprochés grâce à l'expérience de l'un et au talent de l'autre. Canal 4 Produktion est un label sénégalais qui regroupe, outre les deux rappeurs, le head-manager, Moussa Massaly, ainsi que d'autres bonnes volontés du quartier (Fass) où sont originaires ces artistes.

Ces jeunes Fassois ambitionnent de mettre leur talent et leur aura au bénéfice de l'humanitaire en venant en aide aux enfants malades, notamment ceux de l'hôpital pour enfants Albert Royer.

7e édition du festival « banlieue rythme »

La banlieue a vibré !

Fin du festival « Banlieue Rythme » le dimanche soir, après trois journées de concerts associant artistes issus de la banlieue et stars sénégalaises et internationales. Retour sur cet évènement qui a enflammé Guédiawaye et animé de nombreuses scènes dakaroises.

Coumba Gawlo Seck, la « reine du Mbalax » sénégalais, a sans conteste été la principale attraction de la soirée de Samedi sur le site de la cité des enseignants de Guédiawaye. Sa présence scénique étincelante à l'image de sa robe brodée d'argent, lui a permis de jouer avec un public en liesse. Le tempo du mbalax associé à la voix de cette diva qui chante le combat de la femme, la dignité de ses soeurs ou l'amour, a enfin fait danser un public qui restait jusque-là très timide. Mais le mbalax n'est pas la musique la plus populaire du Sénégal pour rien et le talent de Coumba Gawlo a eu le mérite de faire chavirer la foule tant il est vrai que les prestations précédentes n'avaient pas reçu un tel écho.

Le rappeur malien Pattapound avait eu beau slamer un rap agressif qui dénonçait la collusion entre politique et monde des affaires, les jeunes de Guédiawaye ne semblaient pas d'humeur en ce début de soirée. Un peu plus tôt, la chanteuse ivoirienne, Manou Gallo, qui se produisait pour la première en Afrique (elle réside à Bruxelles), avait pourtant réussi une prestation de choix en mêlant basse, guitare, batterie et percussions.

Les sonorités acoustiques, avec un tempo de rock mélangé à la voix porteuse de la chanteuse, étonnaient plus qu'ils n'entraînaient ! Malgré cela, Manou Gallo, parfois décontenancée sur scène, s'est affirmée contente de sa prestation et des réactions, consciente de l'originalité de sa musique au pays du hip-hop et du mbalax. Mais n'est-ce pas là aussi la vocation de « Banlieue Rythme » que de faire découvrir de nouvelles musiques aux jeunes de la banlieue dakaroise, échanger des expériences et des sonorités ?

Du Bronx au grand Dakar

Le hip-hop, symbole de la fronde contre le système

Le festival « Banlieue rythme » clôturé dimanche soir a révélé toute la vitalité du rap et de la culture hip-hop, devenue la deuxième musique la plus écoutée après le « mbalax » au Sénégal. D'origine américaine, le hip-hop a trouvé un style particulier au « pays de la Téranga » influencé par des groupes fondateurs comme Positive Black Soul, Daara J ou Pee Froiss qui ont essaimé en plus de 4000 formations aujourd'hui. Coup d'Ã "il sur ce phénomène de société sans précédent.

C'est dans le Bronx de la ville de New York qu'apparaît en 1975 le premier groupe de rap, « Zulu Nation ». Préférant la musique à la violence de la rue, les membres fondateurs parlent du mal-être dans le Bronx, de leurs aspirations et de leurs rêves et notamment celui de l'Afrique. Car c'est bien là une des caractéristiques du premier groupe de rap : son afro centrisme que l'on retrouve dans de nombreux mouvements politiques et culturels noirs à cette époque. Le questionnement de ces jeunes noirs américains sur leurs origines et leurs racines est l'un des socles du hip-hop américain. L'autre message fondateur est celui de la vie dans les ghettos américains, de la misère sociale et du rejet du système qui crée des populations marginalisées. Les bases du hip-hop sont donc posées à la fin des années 70 aux Etats-Unis d'Amérique. Mais quel est le réel apport de cette musique pour qu'elle atteigne le succès qu'elle connaît aujourd'hui ? Comment peut-on la définir ? Hip-hop est composé de deux mots. « Hip » dérive du mot hep qui signifie l'argot de la rue, une manière de s'exprimer en marge des autres, une attitude « cool » et affranchie des normes. « To hop » correspond au fait de danser sur le tempo saccadé de la voix des rappeurs. Le hip-hop recèle en fait quatre grandes dimensions : l'art graphique en premier lieu (graffitis, tags, peintures...) propre à l'univers urbain bétonné, la partie instrumentale souvent constituée d'un Dj, la danse sous toutes ses formes (break danse...) et surtout la linguistique, le rap. Car s'il est bien une spécificité du Hip-hop c'est que la musique n'est que le support du langage et non l'inverse. La primauté est donnée au message exprimé. Le hip-hop est avant tout une musique de révolte où l'on exprime ses frustrations, ses craintes et ses haines. Cette musique a donc été appropriée par tous ceux qui se sentaient rejetés face à un système. C'est le leitmotiv de son succès car en symbolisant la misère sociale, la révolte, les banlieues difficiles, le hip-hop a très vite été repris dans de nombreux pays. En France par exemple, certains groupes comme IAM ou Foncky Family, nés dans les milieux populaires marseillais, se sont réappropriés le hip-hop américain et ont créé leur propre style avec leurs aspirations, leurs rêves de réussite et leurs difficultés abordant des thèmes comme l'intégration, le racisme, l'univers social de la ville, leur amour pour Marseille...dans une langue nouvelle, le français. Le hip-hop suit donc des mutations depuis son ère d'origine. Il est souvent d'abord imité puis digéré et enfin reconstruit avec un style propre.

Festival rap à Ndar - Pape Sène « 10.000 problèmes » donne le ton

La capitale du Nord a connu vendredi dernier, à l'occasion de l'ouverture officielle de la quatrième édition du festival international de Rap de Saint-Louis, dénommé Rap à Ndar, une grande affluence.

Saint-Louis : Vendredi dernier, dès les premières heures de l'après-midi, de nombreux adeptes du Rap, venus de tous les coins du pays, ont pris d'assaut l'Institut culturel et linguistique Jean Mermoz (ex centre culturel français) pour assister à la cérémonie officielle d'ouverture du festival et au premier concert animé par l'initiateur et organisateur principal de cet événement, il s'agit de Sidy Diop dit Pape Sène " 10.000 problèmes ".

Etudiants, élèves et autres férus du Hip Hop et de Reggae ont été tenus en haleine par le groupe de Pape Sène qui a commencé à chauffer l'ambiance à partir de 19 heures trente.

La belle prestation des jeunes Rappeurs de Pape Sène a mis l'accent sur les conséquences désastreuses de l'immigration clandestine, les conditions pénibles et désagréables dans lesquelles ces milliers de jeunes candidats sénégalais à l'émigration ont effectué le voyage en haute mer pour espérer rallier les côtes espagnoles.

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