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Denis Ndong « Snipe », rappeur vivant en Allemagne : « C'est un retour aux sources pour moi »

Denis Ndong, plus connu sous le sobriquet de « Snipe », veut apporter sa contribution à l'expansion de la musique hip hop. Ce rappeur sénégalais, qui a servi sous les drapeaux français, milite pour un rap engagé. Mais il ne s'enferme pas dans ce cocon. Il écrit aussi des textes romantiques pour célébrer tout ce qu'il ressent. Dans cet entretien, il lève un coin du voile des réalités qu'il rencontre en Allemagne où il est établi.

Comment êtes vous venu dans le mouvement rap ?

« J'ai commencé à faire de la musique en 1995. Après mon service militaire de deux ans en France, je suis parti en Allemagne. Mais j'avais auparavant commencé à écrire des textes à Dakar. C'est en Allemagne que je suis entré officiellement dans le mouvement. C'est là où j'ai formé un groupe, qui s'appelle « Diaspora », avec cinq autres potes. Ensuite, trois ont quitté et en 2000 un autre est parti. Je me suis retrouvé avec deux camarades. On a sorti un album qui s'appelle « La Diaspora » qui a assez bien marché. Dans cette production, les chansons sont interprétées en français, mais il y a une chanson en allemand, où on dénonce le racisme de certains citoyens allemands. Le racisme est un fait qui existe dans ce pays. Mais ce ne sont pas tous les Allemands qui sont racistes. Le racisme existe là-bas, mais ce n'est pas tous les jours qu'on le vit, sinon j'aurai quitté le pays.

Daara-j fête ses 12 ans du 17 au 24 août : en ouverture, une preuve de maturité

Douze ans, ce n'est pas douze jours. Et cela, le groupe Daara-J l'a démontré mercredi soir, à l'occasion de l'ouverture des festivités de son 12e anniversaire (du 17 au 24 août) qui leur a fait faire une escale au bercail. De retour d'une tournée internationale, ils ont explosé la salle du Thiossane de par un concert d'enfer comme ils l'avaient promis.

"Nous allons reproduire les mêmes scènes qu'on a faites à l'étranger". Cette promesse de leur manager Moustapha Diop, lors de leur point de presse, le groupe l'a tenue. Moins de deux heures auront suffi à Faada Fredy, Aladji Man et Ndongo D pour prouver leur talent incontestable. Fidèle à son style ragga, rap et soul, Daara-J a séduit ses invités à son douzième anniversaire ouvert avec succès.

12e anniversaire du Daara J : la Saga des trois mousquetaires continue

Depuis douze ans, le groupe Daara J officie dans le landernau musical hip hop du Sénégal. Douze années ponctuées par des moments de durs labeurs et de succès éclatants. Douze années que Faada Freddy, Ndongo J et Lord Aladji Man comptent fêter avec faste, avec des séries de concerts et de soirées.

Après une tournée internationale qui l'a éloigné du public sénégalais, le groupe Daaraj revient au bercail par la faveur de son douzième anniversaire. Le trio du mouvement hip hop sénégalais, abonné aux podiums mondiaux veut renouer avec son public national. Ce douzième anniversaire est célébré du 17 au 24 août. Une série de concerts et de soirées est prévue à cet effet. Le premier concert du programme de l'anniversaire a démarré hier avec un concert au Thiossane. La traditionnelle soirée de retrouvaille avec les fans à la salle de la Pyramide culturelle du Sénégal (Pcs) aura lieu le samedi. Temps fort de cet anniversaire, cette soirée permettra au groupe de revisiter son riche répertoire et de gratifier aux fans de nouveaux tubes. Toujours dans cette série de concerts, le groupe va se produire à la Piscine olympique le dimanche. Après ce concert, cap à Saly pour une soirée. Et pour terminer en beauté, la dernière prestation de cet anniversaire se déroulera au Jazz Club Just 4 You, le mercredi.

Groupe mythique du mouvement hip hop sénégalais, Daaraj a inscrit l'une des belles pages de ce mouvement. Daaraj, « l'école de la vie » comme le définit ses membres a à son actifs plusieurs albums, dont le premier « Daara j », « Xalima », « Esperanza », entre autres. Des distinctions, le groupe a en aussi récolté durant son riche parcours. Le plus illustrant est la distinction reçue au BBC Awards l'année passée.


© Le Soleil (http://www.soleil.sn)

Concert : Booba, empereur des enfants

C'était du rap made in France, mais avec un rappeur d'origine sénégalaise, revenu chez lui pour un concert au profit de l'enfance déshéritée. Booba a déroulé pendant une heure, entre délire et joie pour le public.

«Dakar, Sénégal, vous êtes là ?» Par ce shout un membre du staff de Booba prend la température de la salle du Cices. Chaude. Bat'Haillons Blin-D, Fafadi, Big D, Yat Fu, Chronik 2H, Wa Geble ont mis la température qu'il faut avec la première partie. Il est 22 h 30mn. Le pavillon Sénégal fait salle comble. Et quand le public répond à l'interpellation, c'est des cris stridents qui montent de ces poitrines d'adolescents. Booba est dans les coulisses, en train de noter sur feuille les tracks qu'il va jouer. Ses gardes du corps formant un cercle autour de lui. Il reste encore du temps avec la grande fusion et Mme Anta Mbao, responsable de l'Ong de l'Empire des enfants peut monter sur scène et sacrifier au speech d'usage, entourée de quelques-uns de ses protégés.

Charity-show pour l'enfance : Le rappeur Booba donne un concert au Cices

Même s'il ne revendique ouvertement pas ses origines sénégalaises, le rappeur français Elie Yaffa alias Booba a répondu sans hésiter à l'invitation de donner un concert ce samedi après-midi , au CICES de Dakar. Un spectacle de rap dont une partie des recettes sera versée au projet Empire qui s'occupe des enfants en difficulté dans le quartier dakarois de Reubeuss.

Le rappeur français Booba, de son vrai nom Elie Yaffa, donne ce samedi au Cices de Dakar un concert dont une partie des recettes ira au projet d'aide aux enfants défavorisés « Empire ». Initié par DJ Makhtar, ce concert est une occasion pour le rappeur français Booba dont le père est originaire de Bakel, de revenir cinq années après au Sénégal.

C'est sans arrière-pensée donc que l'artiste a accepté de répondre à l'appel de DJ Makhtar, un animateur-producteur dakarois décidé de verser dans l'aide aux enfants en difficulté, aux handicapés, etc.

« Je suis content d'être là. Et puis cela faisait cinq ans que je ne suis pas revenu au Sénégal. Même si c'est difficile d'organiser quelque chose ici... » s'est justifié Booba peu loquace. Le rappeur, d'une certaine mélancolie naturelle, est pourtant très présent sur la scène parisienne avec deux albums à son actif, « Temps mort » sorti en 2002 suivi de « Panthéon ». Double disque d'or, Booba affirme être venu dans la musique par la danse et le hasard. Même s'il fait du rap à l'américaine, avec tatouages sur tout le corps et affiche une mine de gangster, Booba répond avoir trouvé normal de venir en aide tant qu'il se peut.

Hip-hop : Negro Système embouche la trompette de l'unité africaine

« Negro Système » c'est ce groupe de rap qui est a cheval entre la Guinée Conakry et le Sénégal. Ses chansons militent pour l'intégration africaine qui est pour ces trois jeunes, la voie royale pour sortir le continent de la pauvreté. Leurs compositions font aussi l'échos de la désillusion de Guinée.

Le groupe « Negro Système » fondé il y a quelques années a prouvé que même sans expérience, il est possible d'arriver à de bons résultats. En écoutant les chansons de son premier album « Révolution hip-hop » on est vite impressionné par les arrangements et les refrains.

Les textures des voix sont tantôt graves, tantôt aiguës, elles donnent plus de corps à leur musique.

Ils ont adopté le genre musical, leurs thèmes reflètent la société guinéenne. Certaines compositions ont échappé à la censure.

Leurs chansons font l'écho des conditions de vie des peuples de Guinée. « Le sous-sol de la Guinée est riche. Mais les populations vivent des conditions difficiles. Pour nous il faut des actions concrètes pour sortir le pays du sous-développement », dit Master Baas, l'un des chanteurs,

La manière de véhiculer les messages obéit à un art de la communication. En écoutant les rimes de leurs chansons, le mixage on a du mal à croire que les jeunes sont à leur premier produit.

Fort de la conception de cet album, le groupe s'est payé le luxe de faire des tournées dans les pays de la sous-région. Ils ont tour à tour visité le Mali, la Mauritanie, le Burkina Faso, la Guinée Bissao, la Gambie. « Partout on a eu du succès. Le groupe est accueilli par la jeunesse de chaque pays visité », dit Sneak.

Moona, sénégalo-béninoise : messages festifs, forte dose de féminité

Affectueusement, elle se fait appeler DCH (Dangerous Cool and Hot). De quoi s'interroger sur les véritables motivations de cette séduisante « rappeuse » au sourire qui reflète un brin de charme ... ravageur. "C'est juste que cette expression reflète ma personnalité". Seulement, une précision de taille s'impose.

Simplement parce qu'il faut rapporter cette attitude à sa musique ; puisque DCH peu parler de choses selon leur nature ; qu'elles soient importantes ou à un moindre degré. Preuve que cet artiste peut se retrouver dans n'importe quelle situation et réussir à s'y mouvoir en parfaite connaissance de cause.

Moona, c'est le véritable nom de DHC ; une Sénégalaise d'origine béninoise. Seulement, à chaque fois que le Bénin doit être représenté dans les rencontres musicales sénégalaises, elle se fait un plaisir d'occuper la place qui sied à son pays natal. Même si, son coeur bat pour le Sénégal, ce pays qui l'a adopté depuis quelques années. Mieux, un pays qui lui a permis d'aller à la rencontre de ses racines ... sarakholé. "Lors de ma première année à l'Université, j'ai logé chez mes parents à Pikine. Cela m'a permis de baigner dans l'ambiance familiale et de retrouver mes origines". Puisque, tient à préciser la jeune fille, c'est son grand-père parti au Bénin pour ramener son frère qui a fini par tomber sous les charmes de ce pays avant d'y prendre femme. Son père, Béninois de naissance s'est retrouvé parfaitement intégré dans ce pays, au point que ses enfants se sentent chez eux, dans l'ancien Royaume du Dahomey. Même si, quelque part, il se sent Sénégalais pour y avoir fait des études. Ayant grandi à Cotonou où elle a fait ses études jusqu'à l'obtention du Bac français, Moona s'est retrouvé au Sénégal. Mais, ce n'est pas le seul pays qu'elle a fréquenté. Car, elle a fait le Ghana, le Burkina, le Niger et le Nigeria. Une situation qui lui permet d'être réceptive à toutes les cultures et d'avoir de bons rapports avec toutes les communautés.

Sa passion pour la musique, c'est la symbiose de rencontres avec de grands noms de la scène africaine qui fréquentaient leur maison sur invitation d'un père connaisseur. Angélique Kidjo, Kassav, Nayanka Bell, Aicha Koné et bien d'autres sont passés chez elle. Toutes ces influences ont permis à ce talent qui excellait dans l'art de jouer le piano d'avoir une vaste ouverture musicale. Ce qui a lui permis de réussir sa première maquette aux relents rap, R&B et Dance Hall. Le clip produit par un jeune label béninois, qui a suivi cette entrée retentissante, lui a permis de séduire son public. Car, le public a découvert une nouvelle star de la musique africaine.

Yow Niit de Waflash de Thiés : une invite à la réflexion et à plus d'intégrité

Le nouvel album du groupe Waflash de Thiès se penche sur la personnalité de l'homme. Yow niit, cette sixième production du groupe interpelle les gens à respecter plus leur prochain. Face aux péripéties de la vie, Ma Sané et son groupe invitent à la réflexion, à l'humilité et à plus d'intégrité.

Yow niit, le nouvel album du groupe Waflash de Thiès fait son chemin sur le marché musical depuis sa sortie le 8 juillet dernier. Cette sixième production interpelle l'homme de manière général. Selon Ma Sané lead vocal du groupe «c'est un appel lancé aux gens pour plus d'humilité, de respect pour son prochain et à plus d'intégrité physique». Car, déplore l'artiste, les gens prennent plus en considération maintenant les biens matériels que l'estime nourrie par la personne. Ils sont guidés par les biens et l'argent. De manière générale, ajoute le claviste du groupe Max Thiam, «les titres développés parlent de la vie de tous les jours. Ils accompagnent les gens dans les moments difficiles, c'est une façon de renforcer leurs convictions».

Mouvement hip hop : « Lifu Ghetto », le premier album de la « Coalition ... »

Le groupe « Coalition niamu mbaam » va sortir son premier album « Lifu Ghetto » ; une co-production du groupe avec Black's Magestik, le 8 août prochain. Ces jeunes rappeurs, issus de Pikine, dénoncent dans leur oeuvre des phénomènes sociaux tels que les enfants de la rue ou la vie défavorisée dans les banlieues. Ils veulent, en outre, effacer la mauvaise image qu'on colle à la ville de Pikine. Qui dit Pikine pense au banditisme, aux agressions...

Ces pikinois ont nommé leur groupe « coalition niamou mbaam » car, selon eux , « niamou mbaam » c'est l'image du monde. « Le monde est « niamou mbaam » car, c'est un mélange de tout. C'est un melting-pot : on y trouve des noirs, des blancs, des wolofs, des sérères... »

Le groupe a été créé en avril 2000. Il est né de la symbiose de plusieurs rappeurs qui évoluaient auparavant dans d'autres groupes.

Un concert dédicace est prévu le 7 août, à Pikine Icotaf, pour le lancement de l'album. Plusieurs rappeurs seront de la partie.

© Wal Fadjri (http://www.walf.sn)

Chronik 2h - Hors série : un album pour fustiger les promoteurs véreux

C'est parce que les rappeurs sénégalais font l'objet de manipulation de la part de promoteurs peu scrupuleux que le groupe Chronik 2H va, tout en musique, lancer un appel aux jeunes talents du rap. Ce sera à travers leur nouvelle production, Hors Série qui vient renforcer et compléter la première cassette «Trop de choses à dire».

Pour leur deuxième production, le groupe Chronik 2H va mettre sur le marché sénégalais le 8 courant un album Hors Série, riche de huit titres. Face à la presse, avant-hier lundi, les membres de ce posse ont souligné que c'est un album qui vient compléter leur premier opus «Trop de choses à dire», sorti en Septembre 2004. Mais Hors Série sera présenté comme le deuxième album au Sénégal, «parce qu'il nous faut seize titres au niveau international pour faire un Cd», explique K-iD. Dans Hors Série, les deux rappeurs du groupe vont largement revenir sur des thèmes de l'actualité nationale et internationale. Notamment, les guerres entre ethnies, le terrorisme, mais aussi l'unité africaine. De part leur différence d'origine, K-iD qui est Libano-Sénégalais et Rozo, originaire du Cap-Vert, sont animés par la même passion pour la musique. Une façon pour eux de démontrer que la musique n'a pas de frontières. Même si les situations de conflits semblent bien les intéresser, les jeunes rappeurs n'en restent pas moins préoccupés par l'évolution du hip hop au Sénégal. Selon le groupe, les rappeurs sénégalais sont victimes de manipulation de la part de certains producteurs. C'est pourquoi, ils ont consacré un morceau spécial, 2H, aux problèmes rencontrés par leurs compères artistes.

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