Kaddu Gunz Salute



In anticipation of our partner's (Africanhiphop.com) upcoming visit to Senegal (January 2002) we focus on a relatively unknown crew from the north of the country.
St Louis, the former French colonial capital of West Africa, is at times a quiet outpost which makes it hard to imagine that there's hiphop around. Still with the likes of Marginal and Black Muslims, even Dakar knows of the presence of local emcees and during the annual St Louis Jazz Festival the rest of the world can also see what is happening out here.
Our correspondent met with Kaddu Gunz, a group that hasn't had the chance to record a proper album, but who deserve to be heard. Turn up your speakers cos we have a short realaudio report too.

  • Kaddu Gunz: Vérité Detonante (text and interview in French)

  • Quand rap et mbalax jouent sur le même tempo

    Quand rap et mbalax jouent sur le même tempo

    Entre le mbalax et le rap, c'était le " je t'aime, moi non plus ", ponctué d'attaques frontales entre les artistes des genres opposés. Au détour de quelques opus, la paix est signée. Depuis, mbalax et rap cheminent lyrics dans lyrics.

    " Le Sénégal est la patrie du mbalax. " Ainsi parlait Alpha Dia dans un " Sénérap : Les collaborations avec les chanteurs locaux ". Le Sénégal, patrie du rap ! Et le mbalax, alors ? Pourtant ce courant musical, qui a émergé vers la fin des années 70 et popularisé par Youssou Ndour, Thione Seck et les autres, est largement antérieur au mouvement rap.

    Ce genre musical qui s'abreuve des rythmes traditionnels et nourrit les danses locales, a longtemps été le moyen par lequel ses tenants se sont illustrés comme de véritables thuriféraires des grands hommes du pays. Ce qui a fait dire à certains rappeurs que " cette musique (le mbalax, Ndlr) est pour amuser la galerie. " Ces derniers se veulent " plus sérieux. " En tout cas, ils sont revendicatifs dans leurs thèmes et prônent l'engagement sans faille. Réplique des chanteurs mbalax : " l'attirail des rappeurs est trop occidental et leur discours trop violent. " Au départ, ça semblait donc mal parti entre ces deux courants. Mais le temps est passé par là. Et Big D, ex-membre de Yat Fu, de constater : " les chanteurs de mbalax ont pris une direction différente et les rappeurs ont changés eux aussi. " Qui a influencé l'autre ? " La question n'est pas là ", répond un rappeur, sans vraiment dire où elle était. On retiendra donc l'influence réciproque.

    Festival au parc de la villette: Trois semaines de danse hip-hop

    Pendant trois semaines, trois cents à quatre cents personnes ont rivalisé d'ardeur et de talent, au cours du festival qui s'est tenu à La Villette, à Paris. Ce festival annuel ne concerne pas seulement la danse. Il touche aussi d'autres secteurs artistiques.

    Pendant trois semaines, du 24 octobre au 11 novembre derniers, le parc de La Villette de Paris a abrité une manifestation intitulée Rencontres 2001. Cette manifestation est constituée de danses urbaines, théâtre, musique, expositions d'art et de multimédia, des projections vidéo, du cirque, des débats et de nombreux ateliers dans plusieurs domaines. Divers spectacles se sont tenus dans les différents espaces que compte ce grand parc qui est un établissement public culturel de l'Etat français. Cette manifestation constitue aussi le sixième festival de danse hip-hop, dans le cadre des rencontres culturelles annuelles qui s'y tiennent depuis 1996. Lors de notre passage le 3 novembre dernier, six groupes étaient au programme à la salle Charlie Parker : Groove Attitude, 59760, 100s'as, Storm, Prana et Aca.

    Meeting Alif and Baby Fatim


       Mina, Oumy from the trio Alif, photo © R. Bijl

    Like all hip hop scenes around the world, the Senegalese rap metier is dominated by men. But quality can't be counted, and the few female artists out there do shine bright and they are indispensible to the very foundation of local hip hop. The three-girl crew Alif and solo rapper Baby Fatim are probably the most well known female emcees on the western tip of the motherland. Alif put out their first album in 1999 which was well received at the time. They have announced that they will go abroad next year to record a cd. Baby Fatim, one half of Jef Wareef, is also still in the game. She was invited to an international festival this coming month (see below).

    But trying to find more info about these artists on the web is harder than marketing 2step in Tanzania... just can't be done! So we set out to talk to these women at their homes in Dakar (early 2002). Take out your French dictionary and go listen to the interviews (10 and 15 minutes in realaudio format).

  • Go there

  • A luta continua: Hip hop against HIV/Aids

    On 1st of December, World Aids Day, emcees from three African countries will be at the heart of 'A luta continua: Hip hop against HIV/Aids', an evening on youth and Aids in the Royal Tropical Institute of Amsterdam, Holland. Together with Dutch rappers they will present their views and experiences of spreading knowledge about the virus and of the ways people back home deal with it. Africanhiphop.com assisted in the production of the evening.

    Baby Fatim
    Female rapper from Senegal who recorded an album as a half of the duo Jef Wareef in Dakar. She mixes hiphop, reggae and r&b singing and has also previously recorded a track about Aids.


    X Plastaz with mc Ommi at Slipway, Dar es Salaam

    X Plastaz
    The six member crew from Tanzania has in the past recorded several tracks on Aids. The three rapping brothers perform with their little brother and sister (the 'Fortune Tellers') and Maasai singer Yamat, whose traditional chants from Northern Tanzania merge in with X Plastaz' east coast style hip hop.
    This night they will also be interviewed to shine a light on the rapid spread of HIV within the Maasai community, a hazard which hasn't yet been recognized by the Maasai elders. Their first cd 'Maasai Hip Hop' will be launched on the occasion. Xplastaz will also perform in Rasa, Utrecht on december 14 with Das Primeiro (Angola) dj Precise and dj Juma4. More info about the group at <a href="http://www.xplastaz.com" target=_blank>www.xplastaz.com


    Left-right: Devious, Baby Fatim, Fortune Tellers

    Devious
    Solo artist Devious from Cape Town, South Africa has built a name with his contributions to local Aids awareness campaigns. Other than being a hiphop activist, Devious is also a top notch entertainer who immediately captures the attention of the audience with his flow and rhymes which come straight from the heart.

    The African rappers will arrive a week before the show to prepare a new track on the way youth deal with HIV/Aids together with Dutch emcees Skate the Great and 2Tall (Dutch Masters/Brainpower).

    Other elements of the 1st December program include a film about HIV in South Africa, the presentation of the winning entries into Baobabconnections' lyrics competition, and an open mic circle session in the historical settings of the institute's Marble Hall.
    More info about the program is also available from the <a href="http://www.kit.nl/tropentheater/html/programma_y_p.asp" taregt=_blank>website of the Tropical Institute.


    Urban Culture
    On this night, the Dutch-language educational website Urban Culture will be launched. Designed to be a virtual (web-only) African hiphop festival, Urban Culture presents lyrics, interviews, audio and video of African emcees from five different countries who rhyme about topics such as Aids, unemployment, neocolonialism and drugs. Featuring Reggie Rockstone, Lord Kenya, Pee Froiss, BMG44, Devious, X Plastaz, Cool Para, H20, and others.

    See <a href="http://www.africaserver.nl/urbanculture" target=_blank>www.africaserver.nl/urbanculture

    2ème édition des hip hop awards: offensive d'Optimiste Produktions pour un mouvement solide

    Optimiste Produktions prépare la tenue, du 5 au 7 décembre prochain, au Centre culturel français (Ccf) de Dakar, de la deuxième édition du Hip Hop Awards. Pour cette année, quelques nouveautés seront introduites, selon les organisateurs. C'est ainsi qu'il est prévu l'installation d'un village Hip Hop, la production d'une compilation regroupant des titres des lauréats des première et deuxième éditions, parmi tant d'autres nouveautés inscrites sur les tablettes de l'innovation. Pour ce qui est des trophées, ils passeront de dix (10) à douze, et la cérémonie de leur remise aux lauréats sera animée par le collectif Dance Hall Master de Gambie, Blag A Part de Mauritanie et Matt ou Rhof (France).

    L'essoufflement au bout du micro

    Le rap sénégalais dévie de l'axe de son discours essentiel et s'essouffle dans sa virulence. Les écorchés vifs des années 90 auraient-ils définitivement mis leurs verres à l'envers ?

    " On ne peut pas être mécontent toute sa vie ". Tels sont les termes par lesquels un rappeur a résumé à suffisance le constat selon lequel le rap sénégalais s'essouffle de plus en plus dans son propos. Du moins, les rappeurs ont-ils décentré l'axe originellement par eux ciblé, " source de tous les maux sociaux et économiques ", comme le déclarait Iba de Rap'Adio, dans une des conférences de presse du possee de Grand'Dakar. Cet axe, c'était le politique. " Les Sénégalais vivaient dans des conditions difficiles. Il fallait en parler pour faire comprendre au peuple que le changement était possible et qu'il dépendait de lui. " Big D, qui s'exprime ainsi, et ses camarades ont été entendus et compris. À propos du président Abdou Diouf et de son régime, les kids s'étaient passés un seul mot d'ordre : feu à volonté ! 19 mars 2000, le régime socialiste est tombé, l'alternance est réalisée. Pour autant, les problèmes ne se sont pas dissous.

    Juifs, Musulmans et Chrétiens réconciliés par l'art

    Salam. Islam. C'est le nom d'un festival qui se tient à Szene Wien, au quartier des musées de Vienne (Autriche) depuis le 22 octobre. Il prend fin le 17 novembre prochain.

    À l'honneur, le Sénégal. Par le détour de différentes traditions musicales sénégalaises combinées avec du hip-hop, des sounds électroniques et de la musique instrumentale. L'orchestre Baobab, l'une des formations mythiques et qui compte parmi les groupes les plus africains et les plus populaires, présentera pour la deuxième fois à Vienne son mix détonnant de salsa cubaine, de cha-cha-cha et de musique traditionnelle d'Afrique occidentale.

    LE MONDE HIP HOP SENEGALAIS EN DEUIL : Las Mc dem na nii*

    Las Mc n’est plus ! Le quotidien L’Actuel a confirmé la rumeur qui circulait déjà durant toutes les journées. Le monde du rap sénégalais est en deuil, le milieu musical idem, de même que tous ceux qui grouillent dans le secteur culturel. Si sa renommée n’avait pas atteint celle de bon nombre de ses collègues aux yeux de l’opinion publique, il n’en demeure pas moins que Las Mc était quelqu’un de respecté dans le milieu hip hop sénégalais. Comme le disait le Pee Froiss, «ku wët xam sa bop». Et par rapport à cela, le monde du rap n’ignorait point le talent, l’engagement, la virulence et l’actualité des thèmes et des textes de ce jeune rappeur.

    Las Mc n’aura pas eu le temps de connaître le fin mot de l’histoire de la nébuleuse affaire Balla Gaye. Si fin mot, il y aura. La mort l’a fauchée, brutalement, accidentellement, comme elle l’a fait avec Balla Gaye.

    Sur les circonstances de sa mort, les spéculations ne vont pas manquer. Mais cela servira-t-il à lui faire reprendre le micro ? A asséner certaines vérités avec ce langage cru propre au milieu rap ? Que non !

    Red Hot & Riot: "The Music And The Spirit Of Fela Kuti"




    Femi Kuti, Macy Gray, Kelis, Sade, Mixmaster Mike (Beastie Boys), D’Angelo, Positive Black Soul, Meshell Ndegeocello, Blackalicious, Common, Les Nubians, Manu Dibango, Bilal ou encore Dead Prez et Talib Kweli…
    ces prestigieux artistes sont réunis sur un même album pour une noble cause... Mais sa tracklist enfin dévoilée laisse espérer le meilleur! A l’initiative de l’ONG Red Hot, Red Hot & Riot contient 20 titres hommage au père de l’afrobeat Féla Kuti, dont les recettes sont destinées à lutter contre l’épidémie de SIDA qui touche l’Afrique (le continent africain compte aujourd’hui 20% de séropositifs). Red Hot & Riot, attendu dans les bacs le 28 octobre, promet d’être une superbe pièce musicale unissant l’esprit de Féla Kuti aux talents les plus cosmopolites: des artistes hip-hop américains, les Français M (à la guitare) et Gilb’r (aux platines), des stars africaines comme Cheikh Lo, les Positive Black Soul, Fémi Kuti (fils aîné de Féla), qui reprendra officiellement un classique du maître pour la 1ère fois. Il s’agit ici du 14ème album du collectif Red Hot, qui depuis 10 ans sollicite les artistes d’horizons et styles divers pour lutter contre le SIDA (Féla Kuti décédait de cette maladie il y a 5 ans).





    Plus d'info: MCA Records et Red Hot Organization


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