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Mauritanie: Didier Awadi attendu au Festival des Musiques nomades de Nouakchott

Le rappeur sénégalais Didier Awadi est attendu à sa 4-ème édition le Festival international des Musiques nomades qui s'ouvre lundi à Nouakchott (Mauritanie) pour se poursuivre jusqu'au 11 avril, annonce le site de la manifestation visité à l'APS.

Awadi jouera le 9 avril à 20 heures 30 au Stade du Ksar, indique le programme de ce festival qui offre pendant cinq jours une palette de sons et de rythmes venus d'Europe, du Moyen-Orient, d'Afrique (Maghreb et Afrique noire) et de Mauritanie.

"Notre pays, terre d'hospitalité et d'ouverture, de tolérance et d'échange, appelle au dialogue et aux rencontres culturels par cette prestigieuse manifestation qu'elle organise", explique la directrice générale Khadi Mint Cheikhna qui relève le soutien de partenaires institutionnels, culturels ou privés, mauritaniens, français ou européens.

"Sensible à la mondialisation des échanges artistiques et culturels", le Festival entend "favoriser les rencontres, établir des ponts entre les cultures, et encourager les artistes à parcourir de nouvelles destinations musicales entre tradition et modernité".

La soirée d'ouverture, prévue le 7 avril à partir de 20 heures 30, sera animée par Ousmane Gangué et son groupe Koodé Pinal et l'Orchestre national de Barbes. Les 8, 9 et 10 avril, à partir de 17 heures, de nombreux quartiers (moughataas) de Nouakchott abriteront des prestations d'artistes locaux dans plusieurs genres : musique tradi-moderne maure, jazz, afropop, rap, mballax, folk, entre autres.

Concert de restitution : Dakar - Londres, en parfaits accords

près dix jours passés en atelier, les rappeurs se sont retrouvés, le 21 mars dernier, sur la scène du Just4U, pour une séance de restitution. Ils sont Sénégalais, Américains, Anglais, Angolais, etc. Et chantent dans une multitude de langues. Le style vestimentaire reste en fait le meilleur indicateur du pays d'origine. La soirée débute sur un rythme très éclectique, avec une chanson aux airs de world music.

Le jeu des musiciens est marqué par des alternances soudaines entre rythmes lents et rapides. L'orchestre est composé de deux guitaristes, d'un joueur de balafon, d'un percussionniste, d'un trompettiste C'est un mélange osé et diversifié d'instruments modernes et traditionnels qui distillent une musique ouverte, à la croisée de plusieurs espaces sonores. 'Ils sont formidables et savent manier leurs instruments', a laissé entendre un spectateur, visiblement séduit par la dextérité des instrumentistes. Pendant plus d'une heure, ce groupe hétéroclite et décontracté a tenu en haleine son public, qui a vibré au son de la musique africaine et du broken beat britannique : signe que la mayonnaise a bien pris. Issu du groupe Wa gabeleu, le jeune rappeur sénégalais 'Water flow' pose aisément ses lyrics sur ce tissu sonore habillement arrangé malgré le délai d'exécution très court.

Les échanges scéniques entre le vieux joueur de bongo, Mamadou Kouyaté et les rappeurs, comme Matador, Keyti, n'ont pas laissé le public indifférent. Loin de là. Leurs promenades musicales ont été très poussées, allant jusqu'à taquiner un genre singulier, dénommé le New Assiko.

Côte d'Ivoire: Didier Awadi (Rappeur sénégalais) - "L'Afrique manque aujourd'hui de leaders charismatiques"

Interview réalisée par Issa T. Yéo, Coll. YMA

Ex-membre du groupe Positive black soul, Didier Awadi était récemment sur les bords de la lagune Ebrié. Dans cette interview, il parle de son prochain album et des gouvernants africains.

-Il y a plus d'un an vous prépariez une oeuvre sur les leaders africains. Où en êtes-vous avec cette nouvelle cassette ?

C'est pratiquement prêt et nous allons sortir en septembre. Nous sommes en train de faire les derniers mix. Et normalement en septembre nous serons prêts.

-Vous aviez prévu de rendre hommage à de grands dirigeants qui ont marqué le continent par leurs idées. Etes-vous dans cette même logique?

Bien sûr, je n'ai pas changé d'un seul coup d'idée. Dans cette oeuvre, je rends effectivement hommage à Sankara, Lumumba, Mandela, Julius Nyerere, Frantz Fanon, Hamilcar Cabral, Sékou Touré, Modibo Kéita, Aimé Césaire, Martin Luther King, Malcolm X, Samora Machel, Kwamé Nkrumah évidemment et bien d'autres. En tout cas il y a une quinzaine de leaders.

-Pourquoi n'avez-vous pas chanté des présidents africains charismatiques actuellement en exercice ?

Je pense qu'on ne peut pas faire le bilan d'une vie tant qu'elle n'est pas terminée. Il y en a beaucoup qui ne font pas l'unanimité pendant qu'ils sont en poste. On a pris les deux leaders qui font vraiment l'unanimité à savoir Mandela et Césaire. Concernant les autres, il y a beaucoup de controverses et on essaie de prendre des leaders qui n'ont pas de vieilles casseroles qu'ils trainent, des gens au moins qui sont des exemples et des références pour les générations à venir. Parce que notre objectif est qu'on puisse étudier l'oeuvre de ces gens. Il y a non seulement le côté ludique du hip-hop mais on aimerait bien savoir qui est Frantz Fanon, Aimé Césaire, Cheick Anta Diop, connaître réellement tous ces grands. Donc il y a une valeur pédagogique avec laquelle on ne peut pas s'amuser. Aujourd'hui, l'Afrique manque de leaders charismatiques.

Ces gouvernants que vous vénérez ne sont pas exempts tout reproche vis-à-vis de leurs peuples. Sankara l'avait déjà confessé dans l'un de ses discours avant son assassinat à Bobo-Dioulasso

Je pense qu'aucune oeuvre humaine n'est parfaite. On ne va pas demander à un homme d'être un saint. Ce n'est pas le but du projet. Mais je pense que dans l'oeuvre de Sankara, il y a beaucoup plus de choses positives sur lesquelles on peut s'appesantir que de rester sur quelques erreurs. Sankara a reconnu qu'il a fait des erreurs mais combien n'ont pas reconnu toutes les erreurs qu'ils ont faites.

Lemzo Bx, rappeur - Un single pour fustiger les commérages

Lamine Mané sur l'état civil, Lemzo Bx pour le rap. Ce jeune Sénégalais, qui vient de produire un single et un clip, affiche ses ambitions pour le rap.

Lemzo Bx fait partie de ces jeunes qui rêvent d'exceller dans le rap. Après plusieurs années d'apprentissage, le jeune garçon vient aussi de soumettre sa proposition à l'appréciation du public. Un single est diffusé à travers les ondes et sur les écrans de télévision. « J'aime beaucoup le rap. J'ambitionne de faire une longue carrière », s'exprime Lemzo Bx.

Il compte braver toutes les difficultés pour se faire un nom. La tyrannie du « mbalax », les producteurs ne décourageront pas de ce jeune. « Le rap ne peut pas détrôner le « mbalax ». Cette musique est notre culture. J'ai espoir pour mon avenir sur cette musique », dit-il. Toutefois, il est de l'avis de ceux qui pensent que le rap peut briller à côté du « mbalax ».

It’s bigger than hiphop - Dead Prez supported by Pee Froiss

Urban Vibes presents
29. , Muffathalle und -café

it’s bigger than hiphop
(oder: vom Mount Everest via Sahara über die Freiheitsstatue bis zum Uaaatzmann)

live mit
dead prez, New York City

supports:
umi (P.O.W.), New York City
Xuman feat. Kocc 6 & DJ Gee Bayss (Pee Froiss), Dakar
Da Nepsydaz, Kathmandu
Main Concept, München

B-Boys: Swift Rock & Step2Diz
Talk mit Dead Prez, Xuman, David P und Da Nepsydaz, Moderation Daniel Köhler
Graffiti- Installation von Z-Rock & Flin

Talk im Café: 19.00 Uhr, Jam in der Halle: 20.30 Uhr. VVK: 18 Euro plus Gebühren, AK 23 Euro


Trifft Nas' Aussage „HipHop is dead“ zu? Materielle Träume statt Veränderung und Umsturz? Leichtverdauliches Entertainment statt Edutainment?

Dead Prez, die am 29.03. zum ersten Mal in voller Besetzung in München auftreten, beweisen das Gegenteil. Sie performen nicht nur engagierte Lyrics zu fetten Beats, sondern sind auch politisch aktiv. So setzten sie sich beispielsweise für die Schließung des US-Gefangenen-Lagers in Guantanamo ein und beschreiten mit M1s CD „Confidential“ und Sticmans soeben veröffentlichter Scheibe „Manhood“ auch musikalisch neue Wege.

Und Dead Prez Family-Mitglied umi, kreativer „Newcomer“- MC, DJ und Filmemacher, der die Bühne bereits mit Mos Def, Erika Baduh, The Roots, Busta Rhymes und KRS One teilte, rappt auf seinem ersten Solo-Album nicht nur für politische Häftlinge und über persönliche Rassismus-Erfahrungen von Alabama bis New York. Der Mann, der aus einer Black Panther-Familie in den Südstaaten stammt, wirft auch verschiedene – scheinbar nicht hiphop-kompatible - Musikstile der USA vom Blues bis hin zu „weißen“ Irish Folk-Samples in den Mix und kreiert so einen ganz eigenen Stil „of all colors“.

Doch obwohl HipHop häufig als „black American thang“ verdinglicht wird, hat er sich längst über die sozio-kulturellen Grenzen der African American Communities hinaus ausgebreitet. Asians oder sogenannte „white wannabes“ sind mittlerweile nicht mehr nur passive KonsumentInnen, sondern produzieren selbst HipHop – und das weltweit...

« Amine », 7e album de big d - une variété de styles et un cachet très original

« Amine », tel est le titre du 7e album aux variétés de styles détonnants et impressionnants. L'écoute à plein volume des vingt compositions permet d'appréhender le travail de fond abattu par le rappeur. Il prêche la diversité religieuse, l'unité pour conduire le Sénégal sur le chemin de l'excellence et jette un regard sans complaisance sur l'évolution de la musique rap au Sénégal.

Le rappeur Big D a mis sur le marché son 7e album riche de 20 titres. L'artiste a habillé ses messages chers dans une variété de styles de la musique rap. Les férus de la diversité de sonorités trouveront sans doute leur compte. L'album « Amine », c'est aussi la manifestation de la collaboration des acteurs du Show-Biz. Dig D a fait des duos avec Omar Pène, Awadi, Keyti, Xuman, Fafadi, Carloud D, Doug E-Tee, Noumoukounda Cissokho, Thais, Chronik 2 H, Ablaye Mbaye. Une panoplie d'artistes qui ont imprimé un cachet original aux compositions.

Du fond de son coeur, il lance un appel pressant à l'union pour relever tous les défis du développement au Sénégal. Pour ce dernier, la stabilité politique au Sénégal est la condition essentielle pour conduire le pays vers l'émergence. « Sans l'unité, on ne peut pas se développer. Il faut passer à l'action surtout que le Sénégal vit une stabilité politique », dit-il dans le titre « Jokko », il plaide aussi pour le retour à certaines de nos valeurs traditionnelles dans « Set Lou » qui dénonce également les inégalités sociales qui se cristallisent de jour en jour.

« Les riches le deviennent de plus en plus, alors que les plus pauvres s'enfoncent chaque jour dans la pauvreté » soutient-il. Mais il jette aussi un regard critique sur l'évolution de cette musique au Sénégal et convie à une introspection prospective. Comme pour dire que le chemin qui reste encore à parcourir est long.

Festival Dakar carrefour hip-hop - 50 millions pour le meilleur du rap galsène

Intitulé 'Festival Dakar carrefour Hip-hop', un festival de rap se tient à Dakar du 7 au 13 avril prochain.

Cet événement espère accueillir de grands noms du rap sénégalais : Daara-J, Malal Talla 'Fou malade', Keyti, Xuman, Fata, etc. La manifestation est initiée par l'Association pour la promotion et le développement du Hip-hop au Sénégal (Apdh). Selon son président, le rappeur Mirador, les activités du festival se tiendront au centre culturel Blaise Senghor, dans les quartiers de Grand-Yoff et de Pikine. Et en plus des scènes, un atelier d'écriture est prévu au programme. Ceci pour améliorer la qualité des textes des rappeurs. L'événement veut également servir de tremplin 'pour sensibiliser les jeunes sur les problèmes de santé et de reproduction'.

'Le budget du festival est estimé à 50 millions de francs Cfa', renseigne son promoteur. Mais au-delà de cette manifestation ponctuelle, l'Apdh compte ouvrir un studio d'enregistrement pour appuyer les jeunes artistes. Créée l'année dernière, l'Apdh, basée à Grand-Yoff, se fixe pour objectif d'unifier le mouvement Hip-hop sénégalais pour lui assurer une meilleure promotion.

© Wal Fadjri (http://www.walf.sn)

Mohamed Sylla dit « mess », rappeur - « ignorance zéro » l'album solo qui veut fouetter les consciences

Mohammed Sylla appelé aussi Mess a bouclé la production de son premier album solo intitulé « Ignorance Zéro ». Les compositions sont une diversité de sonorités qui abordent des questions cruciales comme l'émigration clandestine, les conflits religieux entre autres.

« Ignorance zéro ». Tel est le titre aguicheur du premier album du rappeur « Mess » qui aborde une carrière solo après avoir fait ses premiers pas dans la formation « Baraka Bossa ». Mess veut proposer un « rap conscient » qui pousse à la réflexion. Il ne chante pas pour le simple plaisir de chanter.

Il compose pour susciter la réflexion sur les grandes questions de l'heure et aussi sur l'évolution de la société. « Je raconte mon histoire à travers mon vécu. Je parle du génocide du Rwanda. J'avais une belle-mère qui a été enlevée. La famille a vécu pendant longtemps l'angoisse », dit-il. Mais avant l'écriture, tel un enquêteur, il s'était rendu sur le terrain pour recueillir la bonne information en vue d'écrire des textes relevés.

Pour lui, le rap souffre de la pauvreté des textes, c'est pour cette raison qu'il demande aux jeunes de poursuivre leurs études tout en restant dans la musique. « Si les jeunes font de la musique par passion, elle peut devenir à la longue une profession. Mais cela ne doit pas nuire à leurs études, au contraire, c'est un avantage pour écrire des textes intéressants », prodigue cet ingénieur de son qui vit en France.

Message in a meditation - Wagane prône un retour vers la spiritualité

Ancien membre du groupe Vip, le rappeur Wagane signe son retour sur la scène musicale sénégalaise avec un premier album solo très spirituel.

Après sept ans d'absence de la scène musicale sénégalaise, le rappeur Wagane, plus connu sur le sobriquet de 'Lion', revient avec un nouvel album intitulé Message in a meditation. Le chanteur qui a tenu hier un point de presse au Just 4 U, a présenté son nouvel opus. L'album est composé de 15 titres chantés en wolof, français et anglais, et joués dans un style qui mélange raggae et Hip-hop. Les titres sont placés dans une forme de continuité et implorent tous la clémence de Dieu. Pour l'artiste, ce choix s'explique par sa volonté de 'rendre grâce au Tout-Puissant'. 'C'est grâce à ma foi que j'ai pu franchir les difficultés de la vie', explique-t-il.

Les etats africains sont geres comme des prefectures, selon « la rumeur » - « Wade, Bongo Eyadema... sont des préfets »

Interview choc du groupe rap « La Rumeur » dont les membres ne passent pas par quatre chemins pour asséner des vérités... marteaux.

Où en êtes-vous avec votre procès ?

Ça fait bientôt cinq ans que ça dure, c'est un procès en diffamation envers la police nationale, suite à un article que Hamé a écrit dans le cadre de notre magazine « La Rumeur Record ». il y mettait en perspective les bavures et les crimes policiers impunis. Trois passages de l'article ont été attaqués, l'affaire s'est retrouvée en correctionnelle, nous avons gagné. Elle s'est ensuite retrouvée en appel, nous avons encore gagné. C'est la cour de cassation qui a cassé les deux relaxes. La cours a considéré que le devoir de mémoire n'excusait pas tout, tu peux parler et écrire sur les crimes policiers, mais pas jusqu'à la diffamation, tel en à été le point de vue de la cours de cassation, qui renvoie l'affaire au 18 mars prochain. Ce sera le dernier round, au tribunal de Versailles, chez Louis IX quoi, on n'est donc pas sûr de gagner. Voilà où on en est.

C'est Sarkozy qui a porté plainte contre votre groupe, que penses-tu de sa politique ?

Sa politique est à l'image de sa personne, je pense qu'il est certainement le président de la cinquième république le plus profondément inculte, je pense qu'il ne maîtrise pas les fondamentaux de la politique institutionnelle et de la diplomatie.

Tu continues dans la diffamation là ?

Oui, je le dis et je le maintiens, c'est ce que je pense, si maintenant je n'ai plus le droit de donner mon avis ! C'est quelqu'un qui est vraiment dans la réaction constante, tu sens qu'il n'y a pas vraiment de discours construit, il a certes des analyses pertinentes, il réagit au gré de l'agenda médiatique avec plus ou moins de talent, c'est un bon orateur. Mais un bon orateur ne fait pas nécessairement un bon président de la république. Je suis convaincu que c'est un type qui souffre vraiment d'une certaine culture, on se souvient de son discours à Dakar par exemple, « au temps béni des colonies », un discours où il s'adresse à des étudiants, à des personnes diplômées, qui ont des connaissances théoriques, certainement égales si ce n'est plus importantes que les siennes, et en fait, on avait le sentiment de se retrouver 40 ans en arrière.

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