Relance du reggae au Sénégal: rastafari rangé aux oubliettes
Le concert de reggae organisé le week-end dernier au Centre culturel français (Ccf) de Dakar par le label " Mame Art Diffusion ", est le premier jalon posé vers la dynamique de la relance d'un genre considéré comme le parent-pauvre de la scène musicale sénégalaise. Entre absence de concerts, raréfaction des productions et préjugés négatifs nourris par nombre de Sénégalais à l'encontre de la musique venue de la lointaine Jamaïque, le reggae sénégalais a en effet du mal à s'enraciner dans un contexte où l'industrie musicale est dominée par le mbalax et le rap. " Pourtant, il y a bien un public qui est là ", fait remarquer Cheikh O. Noreyni Fall, alias " Fall man bazooka ", le président de l'organisation, et ancien bassiste du groupe " Adioa ".
Dans le sillage du concert du Ccf qui a enregistré la participation d'une vingtaine de formations et artistes, une compilation sera produite et mise sur le marché en début juillet, indique-t-on. Il reste à savoir si elle va accrocher les inconditionnels.
En effet, il a beaucoup été question, lors du concert organisé par " Mame Art Diffusion ", de Serigne Modou Kara, de Cheikh Ibra Fall en lieu et place de " Jah, Rastafari ! ". Si bien que, par moments, les puristes ont eu l'impression de se tromper de lieu et de manifestation.
Rappelons que le reggae est une musique qui a son histoire. Une histoire sui generis qui se nourrit d'une idéologie tout aussi singulière. La réappropriation et /ou la contextualisation sont une bonne chose, certes. Mais il n'est pas sûr que le grand public adhère aux bases sur lesquelles la relance de la musique jamaïcaine est envisagée au Sénégal.
En effet, il a beaucoup été question, lors du concert organisé par " Mame Art Diffusion ", de Serigne Modou Kara, de Cheikh Ibra Fall en lieu et place de " Jah, Rastafari ! ". Si bien que, par moments, les puristes ont eu l'impression de se tromper de lieu et de manifestation.
Rappelons que le reggae est une musique qui a son histoire. Une histoire sui generis qui se nourrit d'une idéologie tout aussi singulière. La réappropriation et /ou la contextualisation sont une bonne chose, certes. Mais il n'est pas sûr que le grand public adhère aux bases sur lesquelles la relance de la musique jamaïcaine est envisagée au Sénégal.
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