Tares du mouvement hip hop: des ateliers pour rectifier

Il existe une scène hip hop sénégalaise et africaine très vivace et en pleine expansion, mais elle traîne quelques tares dont les moindres ne sont pas le défaut de structuration et la faiblesse du niveau de compréhension des enjeux techniques et artistiques qu'elle soulève. Les ateliers croisés "Afriquipop" initiés par le Centre national de développement pour les musiques actuelles (Ami) de Marseille (France) tentent de tout corriger. Ils se tiennent du 9 au 15 mai dans les locaux de la structure "Africa-Fête", sise à Gibraltar (Dakar). Outre le label "Africa-Fête" de Mamadou Konté, le Centre culturel français (Ccf) de Dakar est partie prenante du projet. Hormis ce qui a été dit plus haut, les initiateurs des ateliers croisés, estiment que la finalité tient moins à la production obligatoire d'oeuvres finies, que du "tissage des relations personnelles, durables et fécondes entre les musiciens invités". Dans la foulée, les ateliers mettent l'accent sur "l'aide au développement local axé sur un véritable échange culturel".

Aux différentes sessions de Dakar, une quinzaine d'artistes africains prennent part. Il en est de même de celles qui se dérouleront simultanément à Abidjan (Côte d'Ivoire).

Les concepteurs du projet "Afriquipop", né du double constat qu'il existe bien une scène hip hop spécifique à l'Afrique de l'Ouest et une émergence artistique en fort développement, pensent enfin que "l'étonnante créativité de la scène africaine représente sans doute un modèle intéressant exportable".

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