DJ Party et Ibson du groupe Gouye Gui Star : ''Pas de mots crus pour nous faire
“La notion que nous avons du rap, c’est d’émettre des messages sans cibler une catégorie de personnes, ni sortir des mots crus pour nous faire entendre”. Cette phrase est de DJ Party et Ibson, les rappeurs du "Gouye Gui Star".
Le mouvement hip hop sénégalais connaît, depuis quelque temps, une véritable mutation. On assiste à la décentralisation des activités culturelles au niveau national. La verte Casamance, par la voix des rappeurs du “ Gouye Gui Star ”, se caractérise par sa richesse culturelle. Ces jeunes ont un objectif : promouvoir leur culture à travers le hip hop et le ragga, des genres musicaux qu'ils ont choisis pour s’exprimer et dénoncer les maux qui secouent leur société. DJ Party et Ibson adoptent une philosophie qu’on pourrait confondre au fameux langage des jeunes Sénégalais, le "boul falé".
“ On fait une musique qui évoque les réalités que les populations rencontrent quotidiennement. C'est dans le respect et la considération que nous véhiculons nos messages pour donner plus de crédit au mouvement rap qui est toujours considéré comme un art agressif, vulgaire… Ce n’est pas ça le rap. Seulement, les rappeurs ont leur manière de s'exprimer comme le peintre qui dessine son tableau d’art ”, martèlent DJ Party et Ibson. Ils viennent de mettre sur le marché leur première production intitulée “ Surprise ”.
Six morceaux y sont interprétés, parmi lesquels un hymne de la femme à travers le morceau “ Dounya Mousso ”, expression mandingue qui signifie "la vie de la femme". Pour la réalisation de ce produit, ils déplorent le fait qu'ils n'aient reçu aucun soutien financier de la part des autorités. En effet, ces jeunes rappeurs sont partis de leurs propres moyens pour réaliser leur rêve. Depuis 1992, ils évoluent dans le milieu de la musique avec, d’abord, un groupe du nom de “ Black African Positif ”.
Actuellement leur combat se fait en duo, avec la complicité de potes comme Bil Djakhou et Didier Awadi. Ils prévoient l'organisation de concerts pour la promotion de leur tout nouveau produit.
DJAMILATOU C. DIAO © Le Soleil (www.lesoleil.sn)
“ On fait une musique qui évoque les réalités que les populations rencontrent quotidiennement. C'est dans le respect et la considération que nous véhiculons nos messages pour donner plus de crédit au mouvement rap qui est toujours considéré comme un art agressif, vulgaire… Ce n’est pas ça le rap. Seulement, les rappeurs ont leur manière de s'exprimer comme le peintre qui dessine son tableau d’art ”, martèlent DJ Party et Ibson. Ils viennent de mettre sur le marché leur première production intitulée “ Surprise ”.
Six morceaux y sont interprétés, parmi lesquels un hymne de la femme à travers le morceau “ Dounya Mousso ”, expression mandingue qui signifie "la vie de la femme". Pour la réalisation de ce produit, ils déplorent le fait qu'ils n'aient reçu aucun soutien financier de la part des autorités. En effet, ces jeunes rappeurs sont partis de leurs propres moyens pour réaliser leur rêve. Depuis 1992, ils évoluent dans le milieu de la musique avec, d’abord, un groupe du nom de “ Black African Positif ”.
Actuellement leur combat se fait en duo, avec la complicité de potes comme Bil Djakhou et Didier Awadi. Ils prévoient l'organisation de concerts pour la promotion de leur tout nouveau produit.
DJAMILATOU C. DIAO © Le Soleil (www.lesoleil.sn)
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