Simone Kouka sort « Abadane Bagn Kat »

Simon Kouka vient de mettre sur le marché un album intitulé « Abadane bagn kat » qui renferme 18 titres. Dans cette cassette, le rappeur a rendu un hommage aux femmes, à son père et à ses pairs. Des thèmes comme la mendicité, la pauvreté et la recherche du savoir y sont abordés.

« Satisfaire le public du hip-hop sénégalais », c'est cela qui explique la lenteur de la sortie du deuxième album de Simon Kouka. Selon lui, la base du hip-hop est de « rapper » et ses fondements sont les sons. Avec le groupe « 99 PRO - G » basé en France, il vient de mettre sur le marché musical sénégalais « Abadane bagn kat », son deuxième album de dix-huit titres. Lors d'une conférence de presse tenue dans un restaurant de la place, Simone Kouka a passé en revue tous les titres qui composent sa cassette. Dans le troisième titre, ce rappeur issu d'une famille à la fois chrétienne et musulmane, se souvient de son père décédé et à qui il rend hommage. « Le courageux est parti, nous allons relever les défis », chante-t-il. Dans le sixième morceau, il rappelle que la connaissance ou le savoir est la seule valeur sûre pour réussir dans la vie. « Pour toute chose, seule la connaissance est sûre ». L'auteur de « Abadane bagn katt » rend également hommage aux femmes qui, selon lui, ont un certain statut, une certaine valeur dans nos sociétés. Il fait un clin d'oeil à tous ses collègues rappeurs dans « Real rapper » et lance un appel au mouvement rap pour que cessent les conflits internes qui le minent. Dans ce même titre, il prône le retour aux véritables valeurs du hip hop. Les personnes démunies ne sont pas oubliées car Simon Kouka, dans « Tendez l'oreille », y défend la cause des pauvres et des orphelins qui ont besoin d'aide et de soutien. « Il faut toujours être courageux, déterminés, pour surmonter certaines difficultés de la vie », rappelle-t-il.

Le quinzième titre de l'album est un cri du peuple adressé aux gouvernants par ce chanteur qui fustige la mendicité. Par rapport à l'immigration clandestine, Simon Kouka comprend tous ces centaines de jeunes qui prennent le chemin de l'océan. « Je ne peux pas demander à un jeune de ne pas partir, mais qu'il réfléchisse au moins avant de passer à l'acte », déclare-t-il. Dans le même sillage, le rappeur qui s'est révélé au public par le biais de son opus « Balla » (dans lequel il chante l'étudiant Balla Gaye tué il y a quelques années lors d'affrontements entre des policiers et des étudiants), taquine un peu les musiciens de mbalakh dans le titre "Mbalax men". « Ceci n'est pas une guerre entre les rappeurs et eux, mais juste une façon d'attirer l'attention du public sur notre produit », explique-t-il.

© Le Soleil (http://www.lesoleil.sn)

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