Mouvement hip hop, le groupe Diapo prêche l'unité du continent

« Hip hop fore ever » tel est le titre que le groupe Diapo a récemment mis sur le marché. Les compositions sont un prêche pour l'unité du continent.

Le groupe de rap Défenseur international des africains positifs (Diapo) fondé depuis 1998 n'a pas fait de coup d'éclat dans le show-biz. Qu'à cela ne tienne.

La formation tient à poursuivre son aventure et à défendre à travers son concept « Goor diap goor » les idées que les rappeurs comptent promouvoir.

Après plusieurs années de patience et d'endurance, les jeunes ont mis sur le marché leur premier album baptisé « Hip hop for ever ».

Cette appellation exprime leur détermination à faire du rap leur métier, leur gagne-pain. « Nous avons abandonné les études pour faire du rap. Nous avons eu des problèmes avec nos familles. C'est pour cela que nous sommes obligés de nous battre pour réussir dans la musique et prouver que nous n'avons pas fait un mauvais choix », déclare King number one.

Les deux complices n'ignorent pas l'ampleur de leur tâche. Ils affichent l'ambition de s'y atteler et offrir des productions qui sortent des sentiers battus pour intéresser le public à ce genre musical.

« Nous allons faire le maximum pour convaincre le public », dit Mak. La conscientisation de la jeunesse est au centre de leurs chansons. Les rappeurs fustigent les agressions, les vols et s'élèvent contre les conflits qui freinent le développement de l'Afrique. Les textes sont des pamphlets contre les guerres qui déchirent le continent. Les deux rappeurs plaident pour l'unité du continent. A l'instar de plusieurs rappeurs, Mack et Kno se réclament panafricanistes. « Les Africains ont plus intérêt à s'unir plutôt que de se déchirer. C'est dans l'unité que nous pouvons sortir ce continent de la pauvreté », clame Kno.

Les titres « Mama africa », « Famille meeting » sont évocateurs des idées panafricanistes qu'ils véhiculent. Comme les autres formations de rap, Diapo n'a pas aussi pu trouver de producteurs. C'est cela qui a retardé la production d'un album. Ce premier produit est une auto production qui a bénéficié du soutien du maire de la ville de Gorée. Le groupe entretient de bons rapports avec toutes les formations et particulièrement avec le Pbs, Dabrains et Deug Tee.

Mak et Kno jettent un regard critique sur l'évolution de la musique rap. Pour ces derniers, ce sont les rappeurs qui sont les premiers responsables de la perte d'engouement du public pour ce genre musical. Les rappeurs font beaucoup du « rap business ».

Si nous voulons que le public écoute du rap, nous devons faire de la musique qui l'intéresse », soutient Kno. Le groupe s'est fait remarquer dans plusieurs festivals de musique. Les rappeurs avaient déjà produit deux singles.

© Le Soleil (http://www.lesoleil.sn)

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