Promotion des droits de l'enfant, les rappeurs africains apportent leur touche
Poto-Poto, c'est le nom du projet autour duquel les rappeurs originaires de dix pays d'Afrique, aux styles et aux tendances différents comptent susciter le débat sur les conditions de l'enfant africain. Un single est déjà produit. Un film, un album sortiront dans les semaines à venir, ont annoncé les organisateurs lundi dernier.
Artistes unis pour le Rap africain (Aura) s'engage dans la promotion des droits de l'enfant. Une belle manière de renvoyer une image positive du rappeur africain. « Nous voulons, à travers ce projet, apporter notre contribution à l'amélioration des conditions de l'enfant africain. Nous voulons aussi montrer que le rappeur n'est pas un artiste qui passe tout son temps à critiquer », soutient la rappeuse ivoirienne Priss K. Déjà, un single intitulé « l'histoire extraordinaire des enfants du Poto-Poto » est un bon avant goût de cet engagement des artistes à alerter l'opinion sur le travail des enfants et leurs conditions peu enviables à travers dix pays d'Afrique.
« Nous pensons qu'avec des rappeurs venus de dix pays, nous pouvons faire un pas significatif dans la promotion et l'application des droits de l'enfant », indique Xuman. 100.000 exemplaires de l'album seront distribués gratuitement. Toutefois, comme l'a rappelé la rappeuse Mouna, ils ne s'érigent pas comme des moralistes. A l'inverse, les artistes prétendent décrire les souffrances de l'enfant sans les commenter. Ce qui fait penser qu'il y a des balises qui ont été posées. Méprise. Les rappeurs ont gardé leur verve. « On ne nous a pas dictés des lois. Nous avons gardé notre liberté de ton. Plan nous a tout simplement donné des canevas en ce qui concerne les thèmes », avance Didier Awadi.
Ce single sera suivi d'un album dont le lancement est prévu au mois de janvier. Le tout sera couronné par la réalisation d'un clip et la production d'un film de la comédie musicale où les rappeurs seront des acteurs.
Les rappeurs membres de Aura sont issus de la Guinée, de la Gambie, du Niger, du Mali, de la Mauritanie, de la Côte d'Ivoire, du Bénin, du Togo, du Burkina Faso et du Sénégal. Mais la structure reste ouverte aux artistes de hip-hop désirant s'engager dans la promotion des droits de l'enfant. Le projet « Poto-Poto » est parrainé par le ministre malien de la Culture, le cinéaste Cheikh Omar Cissoko, Alpha Blondy, Sékouba Bambino, Kamaldine...
Le projet, qui a reçu le soutien de Plan, est coordonné par Accents Multiples, une structure africaine d'ingénierie et de médiation culturelle animée par Aziz Dieng et Ali Diallo.
Il est prévu des concerts dans plusieurs pays d'Afrique et en dehors du continent. On envisage également de publier un livre rédigé par les enfants, les rappeurs et les auteurs.
© Le Soleil (http://www.lesoleil.sn)
Artistes unis pour le Rap africain (Aura) s'engage dans la promotion des droits de l'enfant. Une belle manière de renvoyer une image positive du rappeur africain. « Nous voulons, à travers ce projet, apporter notre contribution à l'amélioration des conditions de l'enfant africain. Nous voulons aussi montrer que le rappeur n'est pas un artiste qui passe tout son temps à critiquer », soutient la rappeuse ivoirienne Priss K. Déjà, un single intitulé « l'histoire extraordinaire des enfants du Poto-Poto » est un bon avant goût de cet engagement des artistes à alerter l'opinion sur le travail des enfants et leurs conditions peu enviables à travers dix pays d'Afrique.
« Nous pensons qu'avec des rappeurs venus de dix pays, nous pouvons faire un pas significatif dans la promotion et l'application des droits de l'enfant », indique Xuman. 100.000 exemplaires de l'album seront distribués gratuitement. Toutefois, comme l'a rappelé la rappeuse Mouna, ils ne s'érigent pas comme des moralistes. A l'inverse, les artistes prétendent décrire les souffrances de l'enfant sans les commenter. Ce qui fait penser qu'il y a des balises qui ont été posées. Méprise. Les rappeurs ont gardé leur verve. « On ne nous a pas dictés des lois. Nous avons gardé notre liberté de ton. Plan nous a tout simplement donné des canevas en ce qui concerne les thèmes », avance Didier Awadi.
Ce single sera suivi d'un album dont le lancement est prévu au mois de janvier. Le tout sera couronné par la réalisation d'un clip et la production d'un film de la comédie musicale où les rappeurs seront des acteurs.
Les rappeurs membres de Aura sont issus de la Guinée, de la Gambie, du Niger, du Mali, de la Mauritanie, de la Côte d'Ivoire, du Bénin, du Togo, du Burkina Faso et du Sénégal. Mais la structure reste ouverte aux artistes de hip-hop désirant s'engager dans la promotion des droits de l'enfant. Le projet « Poto-Poto » est parrainé par le ministre malien de la Culture, le cinéaste Cheikh Omar Cissoko, Alpha Blondy, Sékouba Bambino, Kamaldine...
Le projet, qui a reçu le soutien de Plan, est coordonné par Accents Multiples, une structure africaine d'ingénierie et de médiation culturelle animée par Aziz Dieng et Ali Diallo.
Il est prévu des concerts dans plusieurs pays d'Afrique et en dehors du continent. On envisage également de publier un livre rédigé par les enfants, les rappeurs et les auteurs.
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