Critiqu'art: Insanités sonores
Dans la pollution sonore et musicale de Sandaga, on ne sait plus quel chanteur est rossignol ou crapaud. N'importe qui se lève pour chanter n'importe quoi. Normal, quand tous les jeunes veulent se lancer dans la musique. Et pour quelles raisons ? Faut pas chercher loin. Les temps sont durs et les petits boulots sont contraignants et rares. C'est la galère, quoi ! Pour se faire du fric, la première idée qui passe par la tête est de devenir. chanteur. Résultat, on constate que les groupes de rap, par exemple, pullulent dans Sunugal. On tente sa chance dans le hip-hop. Le reste, boul fallé, car ça passe ou ça casse. Sans plus ni moins.
Dans le métier de rappeur, il suffit de s'armer d'une voix, pas toujours comme celle de Fada Freddy ou de Sister Keisha, pour se faire entendre. Il n'y a pas de magique système dans ce truc. Pour être connus, mes potes ne sont pas passés par mille chemins. Ils ont fait des mains et des pieds pour se produire en play-back à la télé et, par la suite, un modou-modou a investi ses sous pour la cassette. En un laps de temps, mes potes sont devenus des stars. La chance leur a souri, contrairement à tous les autres qui font le tour des podiums de quartier sans un brin de succès. Ces anonymes par excellence s'entêtent et ne veulent rien entendre, car pour eux réussir dans la musique n'exige guère tous les diplômes du monde. Qu'on ait fait du dibi-dibi jusqu'au seuil de l'université ou qu'on ait seulement traversé la cour de l'école primaire, ce n'est pas là le problème. Dans ce Sunugal, il suffit de tirer à boulets rouges sur n'importe qui et n'importe quoi pour faire carrière dans le hip-hop. La règle de bienséance importe peu dans ce jeu de mots, quoique critiques et véridiques. Seulement, ne peut-on pas dire la vérité sans insanités ou injures ? Ou alors est-ce la cerise sur le gâteau ? Wakh deugeu ayoul, wayé nak.
Mes potes sont devenus des stars du hardcord et c'est peut-être l'essentiel. Qu'ils proposent de l'or ou de la pacotille, leur truc marche fort. Les mômes récitent par cour leurs textes et s'il y a une injure qui est lâchée quelque part, on ne peut que s'excuser ainsi : "Désolé papa, c'est ça le hardcord !"
© Wal Fadjri (www.walf.sn)
Dans le métier de rappeur, il suffit de s'armer d'une voix, pas toujours comme celle de Fada Freddy ou de Sister Keisha, pour se faire entendre. Il n'y a pas de magique système dans ce truc. Pour être connus, mes potes ne sont pas passés par mille chemins. Ils ont fait des mains et des pieds pour se produire en play-back à la télé et, par la suite, un modou-modou a investi ses sous pour la cassette. En un laps de temps, mes potes sont devenus des stars. La chance leur a souri, contrairement à tous les autres qui font le tour des podiums de quartier sans un brin de succès. Ces anonymes par excellence s'entêtent et ne veulent rien entendre, car pour eux réussir dans la musique n'exige guère tous les diplômes du monde. Qu'on ait fait du dibi-dibi jusqu'au seuil de l'université ou qu'on ait seulement traversé la cour de l'école primaire, ce n'est pas là le problème. Dans ce Sunugal, il suffit de tirer à boulets rouges sur n'importe qui et n'importe quoi pour faire carrière dans le hip-hop. La règle de bienséance importe peu dans ce jeu de mots, quoique critiques et véridiques. Seulement, ne peut-on pas dire la vérité sans insanités ou injures ? Ou alors est-ce la cerise sur le gâteau ? Wakh deugeu ayoul, wayé nak.
Mes potes sont devenus des stars du hardcord et c'est peut-être l'essentiel. Qu'ils proposent de l'or ou de la pacotille, leur truc marche fort. Les mômes récitent par cour leurs textes et s'il y a une injure qui est lâchée quelque part, on ne peut que s'excuser ainsi : "Désolé papa, c'est ça le hardcord !"
© Wal Fadjri (www.walf.sn)
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