Festival du « Riti » et du Yela à Saint-Louis : Un rendez vous folklorique aux sources de la tradition
La mythique place Faidherbe a abrité, nuitamment , le festival de Riti qui gagne périodiquement une bonne réputation. Une douzaine de groupes, très en verve, a rivalisé de compositions musicales et de plaquages d'accords, au rythme du violon traditionnel communément appelé « Riti.
La 7e édition du festival du riti a vécu, ce week-end à Saint-louis. Les têtes d'affiche se sont fort bien illustrées devant un public nombreux. Le festival de Riti est l'un des plus grands rendez-vous culturels de la communauté « Pullar » de la région. La révélation du festival Riti de cette année aura été le groupe de rap « Pullagu hip hop » de Dakar. Une création artistique, impressionnante, qui a gagné à l'applaudimètre, une recherche fouillée dans la culture du grand communicateur Feu El-hadj Tidiane Hann. Selon Kalidou Dia, un des organisateurs, par ailleurs producteur d'émissions à la rts, le festival de Riti vise à revaloriser un instrument de haute portée historique, un patrimoine matériel en passe d'être laissé aux oubliettes. Il s'agit aussi de renforcer les liens d'une même communauté, mais surtout fédérer l'ensemble des acteurs culturels de la région, par le biais des multiples troupes qui enrichissent la localité . Un instrument traditionnel aux sons lyriques
Les spectateurs se sont émerveillés des instruments traditionnels parfois peints, tantôt accrochés à de longs foulards. Xalam, Riti, tam-tams, calebasses, djembés autant d'élèments de notre patrimoine matériel.
Des sons lyriques, parfois stridents, les intonations rythmiques, les décibels se sont mêlés, aux tambours, offrant un véritable cocktail folklorique. Le froid n'a pas empêché aux hommes de porter d'amples grands boubous multicolores, aux dames de se parer de leurs plus belles parures, de légères tenues traditionnelles pour assister, depuis les premières heures crépusculaires, à ce concert.
Les ténors de cette nuit culturelle ont répondu aux attentes des festivaliers. Abou Djouba Deh, le plus régulier du festival, a servi aux adeptes des morceaux alléchants de son répertoire comme « Guidam », « diawo dia »ou « belli senno ».
Musique originale, public enthousiaste
Une occasion pour ce chanteur de donner un avant goût de sa prochaine production aux fans qui ont trépigné, dansé et offert des billets d'argent à leur idole.
Un autre talent s'est illustré Mamadou Abou Bâ « mbeewa »ou la « chèvre ».Ce musicien, à travers sa composition, chante la chèvre et imite même le bêlement de cet animal herbivore. Son morceau « tangalel » a séduit le public cosmopolite. Tout comme Laye Aliou de Gandiol, Djibi pendel de Potou, Djibi nayba kâ, Malick ly, qui ont distillé du riti pur et dur, pendant quinze bonnes minutes, montrant toute la mélodie de cet instrument monocorde.
La touche de musique moderne de Mama Dickel est appréciée par les mélomanes, qui claquent des mains après chaque prestation. L'ouverture officielle de cette septième édition du festival de Riti a été faite par le gouverneur, Ass sougou, en présence du président de région Aliou Niang , d'un représentant du maire, de la directrice du centre culturel régional Awa Camara Diouf.
Des remerciements ont été dits pour le ministère de la culture et du patrimoine historique, le gouvernement et les collectivités locales qui accompagnent cette manifestation annuelle de la ville de saint-louis. La touche particulière de cette 7 édition était l'éclatante prestation de la troupe « Feedu Yela » de l'arrondissement de Pété, dans le département de Podor. Ces femmes ont chanté en choeur le mérite du royaume du Fouta, comme pour rappeler que le présent sort du passé.
© Le Soleil (http://www.lesoleil.sn)
La 7e édition du festival du riti a vécu, ce week-end à Saint-louis. Les têtes d'affiche se sont fort bien illustrées devant un public nombreux. Le festival de Riti est l'un des plus grands rendez-vous culturels de la communauté « Pullar » de la région. La révélation du festival Riti de cette année aura été le groupe de rap « Pullagu hip hop » de Dakar. Une création artistique, impressionnante, qui a gagné à l'applaudimètre, une recherche fouillée dans la culture du grand communicateur Feu El-hadj Tidiane Hann. Selon Kalidou Dia, un des organisateurs, par ailleurs producteur d'émissions à la rts, le festival de Riti vise à revaloriser un instrument de haute portée historique, un patrimoine matériel en passe d'être laissé aux oubliettes. Il s'agit aussi de renforcer les liens d'une même communauté, mais surtout fédérer l'ensemble des acteurs culturels de la région, par le biais des multiples troupes qui enrichissent la localité . Un instrument traditionnel aux sons lyriques
Les spectateurs se sont émerveillés des instruments traditionnels parfois peints, tantôt accrochés à de longs foulards. Xalam, Riti, tam-tams, calebasses, djembés autant d'élèments de notre patrimoine matériel.
Des sons lyriques, parfois stridents, les intonations rythmiques, les décibels se sont mêlés, aux tambours, offrant un véritable cocktail folklorique. Le froid n'a pas empêché aux hommes de porter d'amples grands boubous multicolores, aux dames de se parer de leurs plus belles parures, de légères tenues traditionnelles pour assister, depuis les premières heures crépusculaires, à ce concert.
Les ténors de cette nuit culturelle ont répondu aux attentes des festivaliers. Abou Djouba Deh, le plus régulier du festival, a servi aux adeptes des morceaux alléchants de son répertoire comme « Guidam », « diawo dia »ou « belli senno ».
Musique originale, public enthousiaste
Une occasion pour ce chanteur de donner un avant goût de sa prochaine production aux fans qui ont trépigné, dansé et offert des billets d'argent à leur idole.
Un autre talent s'est illustré Mamadou Abou Bâ « mbeewa »ou la « chèvre ».Ce musicien, à travers sa composition, chante la chèvre et imite même le bêlement de cet animal herbivore. Son morceau « tangalel » a séduit le public cosmopolite. Tout comme Laye Aliou de Gandiol, Djibi pendel de Potou, Djibi nayba kâ, Malick ly, qui ont distillé du riti pur et dur, pendant quinze bonnes minutes, montrant toute la mélodie de cet instrument monocorde.
La touche de musique moderne de Mama Dickel est appréciée par les mélomanes, qui claquent des mains après chaque prestation. L'ouverture officielle de cette septième édition du festival de Riti a été faite par le gouverneur, Ass sougou, en présence du président de région Aliou Niang , d'un représentant du maire, de la directrice du centre culturel régional Awa Camara Diouf.
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