Baponga, rappeur gabonais : « Il faut s'inspirer de nos valeurs culturelles »
Après 15 ans de présence sur la scène musicale, le célèbre rappeur gabonais Franck, plus connu sous le nom de Baponga, semble changer de cadence. Il ne milite plus pour ce rap qui verse dans une aveugle dénonciation. Baponga, lauréat du Prix de l'Intégration africaine des 5é « Hip Hop Awards » de Dakar, prône plutôt un rap qui prend en compte les réalités socioculturelles de l'Afrique.
Baponga, quel sens donnez-vous à ce festival Hip Hop Awards de Dakar ?
« Il contribue à ressembler les peuples. Avant, il y avait des royaumes. Mais il y avait aussi les échanges entre les peuples. Depuis la colonisation, nous sommes divisés. Ces genres de manifestations permettent de regrouper les diverses formations de différents pays. Les groupes peuvent tisser des relations et échanger des expériences. Pour moi c'est un retour au passé. L'Afrique est un seul pays. Au Gabon, notre musique peine à émerger parce que notre pays compte uniquement un million d'habitants. Nous ne sommes pas assez nombreux pour la soutenir.
Cela ne rapporte pas beaucoup. Nous n'avons pas nos droits d'auteur. Cependant, notre rap se porte bien. Un rappeur du nom de Koba, qui est du même label que moi, a reçu le prix Rfi du meilleur artiste de Hip Hop. Il y a une autre rappeuse qui est classée 3e au concours : meilleure artiste de l'Afrique centrale au Kora... » Quel est votre concept ?
« La positivité, l'amour et le respect de l'autre. Ma vision du monde, c'est mettre l'amour au centre de tous les débats. Il faut aimer ce qu'on fait et ce que l'on est. Il faut aimer son prochain comme Dieu nous aime. Le rap gabonais se porte bien. »
On dit que le rap africain s'oriente vers un courant romantique...
« Le rap est une musique engagée. Mais moi j'ai l'habitude : si on est engagé et revendicatif, il faut savoir aussi donner un bon exemple. Ça ne sert à rien d'être contestataire et de ne rien proposer. Je suis contestataire. Mais je propose des choses comme l'amour. Nous voyons un continent en proie à des guerres, où la pauvreté règne. Je veux que l'on construise une nouvelle Afrique dans nos créations. »
Le rap africain est-il en régression, sinon peut-on soutenir le contraire ?
« Je la vois sous un double angle. Il y a une musique rap qui évolue bien dans la positivité. En tant qu'Africains, notre musique ne peut pas faire abstraction de nos réalités. En Afrique, les plus jeunes vouent un respect aux plus âgés. Le respect de l'autre fait partie de notre culture. On a un rap qui représente bien la culture africaine. Sur ce plan, le rap marche bien. Il y a aussi la naissance de nouveaux groupes et l'émergence de nouveaux styles. Mais il a y aussi un aspect positif dans le rap africain car, les rappeurs copient trop les Américains y compris leurs mauvais comportements. »
© Le Soleil (http://www.lesoleil.sn)
Baponga, quel sens donnez-vous à ce festival Hip Hop Awards de Dakar ?
« Il contribue à ressembler les peuples. Avant, il y avait des royaumes. Mais il y avait aussi les échanges entre les peuples. Depuis la colonisation, nous sommes divisés. Ces genres de manifestations permettent de regrouper les diverses formations de différents pays. Les groupes peuvent tisser des relations et échanger des expériences. Pour moi c'est un retour au passé. L'Afrique est un seul pays. Au Gabon, notre musique peine à émerger parce que notre pays compte uniquement un million d'habitants. Nous ne sommes pas assez nombreux pour la soutenir.
Cela ne rapporte pas beaucoup. Nous n'avons pas nos droits d'auteur. Cependant, notre rap se porte bien. Un rappeur du nom de Koba, qui est du même label que moi, a reçu le prix Rfi du meilleur artiste de Hip Hop. Il y a une autre rappeuse qui est classée 3e au concours : meilleure artiste de l'Afrique centrale au Kora... » Quel est votre concept ?
« La positivité, l'amour et le respect de l'autre. Ma vision du monde, c'est mettre l'amour au centre de tous les débats. Il faut aimer ce qu'on fait et ce que l'on est. Il faut aimer son prochain comme Dieu nous aime. Le rap gabonais se porte bien. »
On dit que le rap africain s'oriente vers un courant romantique...
« Le rap est une musique engagée. Mais moi j'ai l'habitude : si on est engagé et revendicatif, il faut savoir aussi donner un bon exemple. Ça ne sert à rien d'être contestataire et de ne rien proposer. Je suis contestataire. Mais je propose des choses comme l'amour. Nous voyons un continent en proie à des guerres, où la pauvreté règne. Je veux que l'on construise une nouvelle Afrique dans nos créations. »
Le rap africain est-il en régression, sinon peut-on soutenir le contraire ?
« Je la vois sous un double angle. Il y a une musique rap qui évolue bien dans la positivité. En tant qu'Africains, notre musique ne peut pas faire abstraction de nos réalités. En Afrique, les plus jeunes vouent un respect aux plus âgés. Le respect de l'autre fait partie de notre culture. On a un rap qui représente bien la culture africaine. Sur ce plan, le rap marche bien. Il y a aussi la naissance de nouveaux groupes et l'émergence de nouveaux styles. Mais il a y aussi un aspect positif dans le rap africain car, les rappeurs copient trop les Américains y compris leurs mauvais comportements. »
© Le Soleil (http://www.lesoleil.sn)
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