Prix RFI Musiques du monde 2005 à Dakar : une finale à trois styles musicaux
La particularité du Prix Rfi Musiques du monde de cette année 2005 est que les mélomanes apprécieront en même temps que le jury, trois genres musicaux différents des finalistes. Le rap et le R'n'b avec la Gabonaise Naneth, des sonorités mandingues avec le maître de la kora Ba Cissoko et enfin le style basé sur le batuque des îles de Santiago avec le Cap-Verdien Tcheka.
La finale du prix Rfi Musiques du monde revient à Dakar. Après le faux bond de 2003 dû à l'assassinat du correspondant de Rfi en Côte d'Ivoire Jean Hélène, l'équipe de ce prix qui récompense les jeunes talents musicaux d'Afrique refait surface. Et c'est aujourd'hui, à l'issue de la soirée qui se tiendra à l'Institut Léopold Sédar Senghor que sera connu le lauréat de l'édition 2005 du prix Rfi Musiques du monde. Le choix du jury présidé par Jacob Desvarieux du groupe Kassav se fera entre Ba Cissoko de la Guinée, Naneth du Gabon et Tcheka du Cap-Vert. Avec plus de deux cents candidats au départ, souligne le responsable du prix depuis 1995 Béla Bowé, lors d'une conférence de presse tenue hier à Dakar pour faire le point sur les préparatifs des concerts du 10 et du 12 novembre, trois seulement sont choisis pour la finale. La particularité de cette année souligne-t-il en plus de l'horizon diverse (Gabon, Cap-Vert, Guinée) des trois finalistes mais tous de l'Afrique, les candidats offrent différents genres musicaux. Trois styles pour trois finalistes et chacun y va de sa spécificité. Le Guinéen Ba Cissoko initié aux traditions musicales de l'Afrique de l'Ouest par son oncle réussit à faire l'équilibre entre la tradition et le groove moderne où se côtoient les sonorités mandingues et hendrixiennes. Il est présenté comme le maître de la kora. Les messages qui évoquent entre autres l'exil, la frime ou le mariage forcé sont véhiculés par Ba Cissoko.
La seule voix féminine de cette édition 2005 du prix Rfi musiques du monde, la Gabonaise Naneth, verse dans le rap. Un mélange de R'n'b et de ses racines africaines donne du charme à son premier album Le présent enregistré en 2005. Le Cap-Verdien Tcheka, quant à lui, développe dès l'âge de quinze ans son propre style basé sur le batuque. Un rythme particulier à l'île de Santiago. Conteur d'histoires, Tcheka entraîne le batuque vers plus d'universalité.
Après Rokia Thaoré du Mali, Tiken Jah Fakoly de la Côte d'Ivoire, Didier Awadi du Sénégal et Idrissa Soumaoro du Mali l'année dernière, le président du jury 2005 Jacob Desvarieux souhaite que le lauréat de cette année fasse mieux que les autres du point de vue succès de sa carrière.
© Wal Fadjri (http://www.walf.sn)
La finale du prix Rfi Musiques du monde revient à Dakar. Après le faux bond de 2003 dû à l'assassinat du correspondant de Rfi en Côte d'Ivoire Jean Hélène, l'équipe de ce prix qui récompense les jeunes talents musicaux d'Afrique refait surface. Et c'est aujourd'hui, à l'issue de la soirée qui se tiendra à l'Institut Léopold Sédar Senghor que sera connu le lauréat de l'édition 2005 du prix Rfi Musiques du monde. Le choix du jury présidé par Jacob Desvarieux du groupe Kassav se fera entre Ba Cissoko de la Guinée, Naneth du Gabon et Tcheka du Cap-Vert. Avec plus de deux cents candidats au départ, souligne le responsable du prix depuis 1995 Béla Bowé, lors d'une conférence de presse tenue hier à Dakar pour faire le point sur les préparatifs des concerts du 10 et du 12 novembre, trois seulement sont choisis pour la finale. La particularité de cette année souligne-t-il en plus de l'horizon diverse (Gabon, Cap-Vert, Guinée) des trois finalistes mais tous de l'Afrique, les candidats offrent différents genres musicaux. Trois styles pour trois finalistes et chacun y va de sa spécificité. Le Guinéen Ba Cissoko initié aux traditions musicales de l'Afrique de l'Ouest par son oncle réussit à faire l'équilibre entre la tradition et le groove moderne où se côtoient les sonorités mandingues et hendrixiennes. Il est présenté comme le maître de la kora. Les messages qui évoquent entre autres l'exil, la frime ou le mariage forcé sont véhiculés par Ba Cissoko.
La seule voix féminine de cette édition 2005 du prix Rfi musiques du monde, la Gabonaise Naneth, verse dans le rap. Un mélange de R'n'b et de ses racines africaines donne du charme à son premier album Le présent enregistré en 2005. Le Cap-Verdien Tcheka, quant à lui, développe dès l'âge de quinze ans son propre style basé sur le batuque. Un rythme particulier à l'île de Santiago. Conteur d'histoires, Tcheka entraîne le batuque vers plus d'universalité.
Après Rokia Thaoré du Mali, Tiken Jah Fakoly de la Côte d'Ivoire, Didier Awadi du Sénégal et Idrissa Soumaoro du Mali l'année dernière, le président du jury 2005 Jacob Desvarieux souhaite que le lauréat de cette année fasse mieux que les autres du point de vue succès de sa carrière.
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