Rap : Amdu, une voix pour un peuple
Son premier album n'est pas encore sorti sur le marché, mais il commence à conquérir la scène internationale. Agé de 24 ans, Amadou Diop alias Amdu est un rappeur qui évolue en solo. Issu de la banlieue, il se fait la voix de cette zone où la pauvreté côtoie de belle manière le banditisme.
C'est en classe de première que Amdu tourne le dos à l'école pour se consacrer à la musique. Une situation que lui a obligée un manque de moyens pour faire face aux dépenses scolaires. Ainsi, encouragé par son amour pour la musique, il s'engage, en 2001, dans le mouvement hip-hop, avec l'objectif de se faire l'écho de la banlieue et d'oeuvrer pour que sa localité ait une meilleure image. Un engagement qui amène le jeune artiste à se lancer, depuis 2003, dans l'organisation des campagnes de sensibilisation, sous forme de concerts, contre les pandémies auxquelles sont exposés ses concitoyens. Les éditions de 2003 et 2004 ont été consacrées à la lutte contre le Sida. Pour cette année, l'artiste Amdu va s'attaquer au paludisme. Ces campagnes, il les veut pérennes. Et avec l'appui des autorités de sa localité, il entend relever le pari. L'artiste évolue en solo depuis qu'il a rompu les amarres avec "Microphone révolution", en 2003. Une décision qui s'explique, renseigne-t-il, par son désir de mieux faire sortir ses sensations et dénoncer à sa manière, les maux qui gangrènent son environnement, la banlieue. Des maux, Amdu énumère, entre autres la pauvreté qui plonge les banlieusards dans de difficiles conditions de vie. Faisant qu'ils sont obligés de s'éloigner des études pour s'investir dans des activités qui sont le plus souvent réprimées. Ce qui, à son avis, explique le fort taux de banditisme qui sévit dans cette zone. Son combat est de faire en sorte que "sa" banlieue ne reflète plus cette image malsaine.
Aujourd'hui avec ses 24 ans, Amdu, de son vrai nom Amadou Diop, semble atteindre ses objectifs. Son premier album n'est pas encore sorti, mais il est convoité par des internationaux qui ont été séduits par sa prestation lors de la fête de la Musique célébrée le 21 juin dernier. Une séduction marquée par une large interview avec la radio italienne Populari italia, un projet avec un label allemand et une probable participation au prochain Festival de Toulouse.
Son premier album dont la sortie est prévue d'ici la fin de l'année s'appelle "Hakhi bil Hakhi". Un nom emprunté de l'Arabe et qui signifie "vérité pour vérité". Amdu y aborde des thèmes liés à la délinquance, à la pauvreté, aux conditions de vie des taalibés (élèves des écoles coraniques). A travers cet album, le rappeur s'intéresse également au différend opposant l'Israël à la Palestine. En plus du rap, l'artiste est adepte du Soûl, précise-t-il.
© Wal Fadjri (http://www.walf.sn)
C'est en classe de première que Amdu tourne le dos à l'école pour se consacrer à la musique. Une situation que lui a obligée un manque de moyens pour faire face aux dépenses scolaires. Ainsi, encouragé par son amour pour la musique, il s'engage, en 2001, dans le mouvement hip-hop, avec l'objectif de se faire l'écho de la banlieue et d'oeuvrer pour que sa localité ait une meilleure image. Un engagement qui amène le jeune artiste à se lancer, depuis 2003, dans l'organisation des campagnes de sensibilisation, sous forme de concerts, contre les pandémies auxquelles sont exposés ses concitoyens. Les éditions de 2003 et 2004 ont été consacrées à la lutte contre le Sida. Pour cette année, l'artiste Amdu va s'attaquer au paludisme. Ces campagnes, il les veut pérennes. Et avec l'appui des autorités de sa localité, il entend relever le pari. L'artiste évolue en solo depuis qu'il a rompu les amarres avec "Microphone révolution", en 2003. Une décision qui s'explique, renseigne-t-il, par son désir de mieux faire sortir ses sensations et dénoncer à sa manière, les maux qui gangrènent son environnement, la banlieue. Des maux, Amdu énumère, entre autres la pauvreté qui plonge les banlieusards dans de difficiles conditions de vie. Faisant qu'ils sont obligés de s'éloigner des études pour s'investir dans des activités qui sont le plus souvent réprimées. Ce qui, à son avis, explique le fort taux de banditisme qui sévit dans cette zone. Son combat est de faire en sorte que "sa" banlieue ne reflète plus cette image malsaine.
Aujourd'hui avec ses 24 ans, Amdu, de son vrai nom Amadou Diop, semble atteindre ses objectifs. Son premier album n'est pas encore sorti, mais il est convoité par des internationaux qui ont été séduits par sa prestation lors de la fête de la Musique célébrée le 21 juin dernier. Une séduction marquée par une large interview avec la radio italienne Populari italia, un projet avec un label allemand et une probable participation au prochain Festival de Toulouse.
Son premier album dont la sortie est prévue d'ici la fin de l'année s'appelle "Hakhi bil Hakhi". Un nom emprunté de l'Arabe et qui signifie "vérité pour vérité". Amdu y aborde des thèmes liés à la délinquance, à la pauvreté, aux conditions de vie des taalibés (élèves des écoles coraniques). A travers cet album, le rappeur s'intéresse également au différend opposant l'Israël à la Palestine. En plus du rap, l'artiste est adepte du Soûl, précise-t-il.
© Wal Fadjri (http://www.walf.sn)
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