Rap: “Mortelle” sera la deuxième cassette du groupe Alif
Le groupe de Rap Alif compte bientôt mettre un terme à son long silence après la production de sa première cassette, il y a deux ans. “ Nous avons opéré ce silence parce que nous nous cherchions ”, a dit Myriam, l’une des rappeuses. Sans révéler aucun détail sur leur prochain opus, elle se limite à dire qu’elles entreront en studio prochainement. Les filles ont travaillé le son et s’apprêtent à entrer en studio au plus tard, en décembre. Ce sera peut-être la confirmation pour le seul groupe de filles du mouvement hip hop. Car, ajoute Myriam, “ nous ne comprenions rien à la musique. Mais maintenant, nous avons retrouvé une partie de nous ”. Aujourd’hui, elles ont beaucoup appris et comptent revenir en force. Cette cassette, prévient Myriam, sera “ mortelle ”. Et Oumy d’enchaîner que leur production fera certainement la différence d’avec la première. ALIF compte imposer sa propre marque. C’est en quelque sorte pour Oumy un désir de tracer leur territoire. “ Nous ne voulons pas que l’on nous regarde en tant que files mais en tant que des rappeuses qui ont des idées à développer et qui sont venues pour frapper en force. C’est une infanterie qui vient pour débarquer. Le cri de guerre est lancé ”.
Dans ce combat, la féminité ne doit pas être traînée comme un boulet. “ Partout où nous allons, il y a des chantages. On nous voit d’abord en tant que filles. Pire, certains nous ont conseillé de montrer notre corps si nous voulons que ça marche. Ce que nous avons refusé, confie Myriam.
Les problèmes n’ont pas manqué pour certaines d’entre elles lorsque ces féministes dans la chair ont voulu faire entendre leurs voix d’avocats de la femme. Les préjugés avaient fait peur aux parents, “ on va vous traiter d’agresseur ou de p… ”, se désole Myriam. Mais maintenant ils ont bien compris et les choses sont rentrées dans l’ordre. “ Nous menons des vies correctes ”, se réjouit Myriam qui est étudiante en sciences économiques. Le Rap ne l’a pas empêché de poursuivre ses études, ni ne l’a poussé, elle et ses deux autres camarades, à s’inscrire dans le discours hard. Où faut-il donc ranger les textes de ces filles ? “ Engagés ”, répond Myriam. C’est cela la définition qu’elle se fait du hardcore. “ On n’a pas besoin de critiquer, de déployer une certaine violence pour montrer son engagement ”, estime-t-elle. La vulgarité dans les textes, c’est à ses yeux ne pas se respecter. Même si Myriam dit qu’elle ne se lancera pas dans la critique des autres groupes, “ peut-être c’est leur concept” .
MALICK CISS © Le Soleil (www.lesoleil.sn)
Les problèmes n’ont pas manqué pour certaines d’entre elles lorsque ces féministes dans la chair ont voulu faire entendre leurs voix d’avocats de la femme. Les préjugés avaient fait peur aux parents, “ on va vous traiter d’agresseur ou de p… ”, se désole Myriam. Mais maintenant ils ont bien compris et les choses sont rentrées dans l’ordre. “ Nous menons des vies correctes ”, se réjouit Myriam qui est étudiante en sciences économiques. Le Rap ne l’a pas empêché de poursuivre ses études, ni ne l’a poussé, elle et ses deux autres camarades, à s’inscrire dans le discours hard. Où faut-il donc ranger les textes de ces filles ? “ Engagés ”, répond Myriam. C’est cela la définition qu’elle se fait du hardcore. “ On n’a pas besoin de critiquer, de déployer une certaine violence pour montrer son engagement ”, estime-t-elle. La vulgarité dans les textes, c’est à ses yeux ne pas se respecter. Même si Myriam dit qu’elle ne se lancera pas dans la critique des autres groupes, “ peut-être c’est leur concept” .
MALICK CISS © Le Soleil (www.lesoleil.sn)
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