Moussa Deyman : rap spirituel et engagé
Plus musical, il a effectué un grand virage pour se tourner vers le spirituel. La musicalité a suivi le pas. Même si l'engagement politique se durcit encore plus.
L'ex-membre du groupe de rap Jant-Bi, Moussa Deyman Dieng, vient de signer l'acte de naissance de son nouvelle formation, le Deyman Family, à travers l'album Fa Lahou (Tout vient de Dieu et tout retournera à Lui). Un album de huit titres, composé de thèmes spirituels et engagés, avec une musique mélodique et harmonique. Accompagné de guitare, d'harmonica, de percussions , le groupe développe un style acoustique, hip hop soft coloré de reggae. Le tout, selon le leader du groupe, "dans le souci de musicaliser le hip hop", en jouant en live. En invitant d'autres musiciens comme Sun Souley (un des anciens compagnons de Moussa Dieng dans Jant-Bi) et autres, les rappeurs indiquent que "chaque homme porte la lumière divine; toutes les religions et tous les prophètes mènent vers Dieu". Tout en louant Dieu, ils rendent aussi hommage aux mamans qui, selon eux, font partie des meilleurs guides. L'amour aussi est l'une des sources de notre monde. Car c'est parce que Dieu a voulu et aimé ce monde qu'il l'a créé. L'engagement se trouve surtout sur le côté politique. Empruntant la voix du président Wade, ils martèlent qu'aujourd'hui, "ceux qui volaient crient au voleur; ceux qui criaient au voleur volent". Pour laisser entendre que l'alternance (dont on célèbre actuellement le quatrième anniversaire) n'a mené à rien. Mais pire, la solidarité a disparu du pays. S'élargissant à l'échelle africaine, Moussa et ses amis soutiennent : "Pendant que les Etats-Unis renforcent leur souveraineté, l'Europe est en train de s'unir, malheureusement pour nous, l'Afrique elle, se déchire : guerres, famine, coups d'Etat, rébellion. L'Afrique souffre; nos dirigeants s'en moquent". Avertissant que quiconque s'empare du pouvoir par les armes, le perdra par les armes. Pensant à Thomas Sankara, ils dénoncent les violences, les vols, les détournements de deniers publics, les dictatures, les mensonges qui ont pour effet de causer l'émigration massive et l'exil; tandis que les mines font des ravages. Pendant ce temps, les dirigeants obéissent aveuglément à l'Occident. Deyman Family joint, par la même occasion, sa voix (en français et en wolof) à ceux qui ont déjà délivré un carton rouge au travail des enfants, de même qu'à la pédophilie, à la séquestration et à l'exploitation des enfants. Revenant au rap, la famille Deyman parle de la grandeur et des peines du mouvement hip hop sénégalais. Mais certains parmi les précurseurs ont quitté la scène. D'aucuns sont morts (comme Las Mc), alors que d'autres sont partis ailleurs (Doudou, ex-membre de Jant-Bi se trouve actuellement en Europe).
© Wal Fadjri (www.walf.sn)
L'ex-membre du groupe de rap Jant-Bi, Moussa Deyman Dieng, vient de signer l'acte de naissance de son nouvelle formation, le Deyman Family, à travers l'album Fa Lahou (Tout vient de Dieu et tout retournera à Lui). Un album de huit titres, composé de thèmes spirituels et engagés, avec une musique mélodique et harmonique. Accompagné de guitare, d'harmonica, de percussions , le groupe développe un style acoustique, hip hop soft coloré de reggae. Le tout, selon le leader du groupe, "dans le souci de musicaliser le hip hop", en jouant en live. En invitant d'autres musiciens comme Sun Souley (un des anciens compagnons de Moussa Dieng dans Jant-Bi) et autres, les rappeurs indiquent que "chaque homme porte la lumière divine; toutes les religions et tous les prophètes mènent vers Dieu". Tout en louant Dieu, ils rendent aussi hommage aux mamans qui, selon eux, font partie des meilleurs guides. L'amour aussi est l'une des sources de notre monde. Car c'est parce que Dieu a voulu et aimé ce monde qu'il l'a créé. L'engagement se trouve surtout sur le côté politique. Empruntant la voix du président Wade, ils martèlent qu'aujourd'hui, "ceux qui volaient crient au voleur; ceux qui criaient au voleur volent". Pour laisser entendre que l'alternance (dont on célèbre actuellement le quatrième anniversaire) n'a mené à rien. Mais pire, la solidarité a disparu du pays. S'élargissant à l'échelle africaine, Moussa et ses amis soutiennent : "Pendant que les Etats-Unis renforcent leur souveraineté, l'Europe est en train de s'unir, malheureusement pour nous, l'Afrique elle, se déchire : guerres, famine, coups d'Etat, rébellion. L'Afrique souffre; nos dirigeants s'en moquent". Avertissant que quiconque s'empare du pouvoir par les armes, le perdra par les armes. Pensant à Thomas Sankara, ils dénoncent les violences, les vols, les détournements de deniers publics, les dictatures, les mensonges qui ont pour effet de causer l'émigration massive et l'exil; tandis que les mines font des ravages. Pendant ce temps, les dirigeants obéissent aveuglément à l'Occident. Deyman Family joint, par la même occasion, sa voix (en français et en wolof) à ceux qui ont déjà délivré un carton rouge au travail des enfants, de même qu'à la pédophilie, à la séquestration et à l'exploitation des enfants. Revenant au rap, la famille Deyman parle de la grandeur et des peines du mouvement hip hop sénégalais. Mais certains parmi les précurseurs ont quitté la scène. D'aucuns sont morts (comme Las Mc), alors que d'autres sont partis ailleurs (Doudou, ex-membre de Jant-Bi se trouve actuellement en Europe).
© Wal Fadjri (www.walf.sn)
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