Défilé spectacle Adama Paris : un test réussi
Pour un coup d'essai sur les podiums sénégalais, Adama Paris a asséné un coup de maître. Etant parvenue à allier mode, musique et dans, le spectacle qu'elle a offert a été bien apprécié. Et elle en est sortie très émue.
La danse, la mode, la musique Tout était de la partie, au cours de cette Fashion night (nuit de la mode) organisée, jeudi dernier, par Adama Ndiaye, mère de la griffe Adama Paris. Une soirée qui s'est terminée dans une boîte de nuit. Prévue pour 20 h 30, la soirée a démarré bien au-delà, parce qu'il fallait attendre plus d'un millier d'invités. Mais l'on n'avait pas le temps de s'ennuyer, car le cocktail aidait à faire passer le temps. Puis, l'attention des convives a été captée par les danseurs de la compagnie Artéa que dirige Marianne Niox.
Ce n'est 22 h 30 que le spectacle proprement dit devait démarrer, sous les yeux du ministre de la Culture et de la Communication Abdou Fall, en présence des chanteurs français Ménélik et Tonton David. Mais avant que les mannequins n'étalent tout le charme des modèles sur un podium en "T" (tapissé de blanc et dont les flancs sont de couleur bleue) c'est le jeune musicien Philip Monteiro qui a ouvert le bal par un play-back. Ensuite, c'est Nabou Diagne, jeune mannequin devenue styliste qui exhibe une collection de douze modèles alliant tradition et modernité. Dans ses tenues de ville, de soirée dans diverses matières (lin, bazin et autres) aux motifs variés et de couleurs différentes, avec des fils dorés ou argentés, des perles , elle a su faire montre d'une grande créativité. A sa suite, Nafytoo arrivera avec le doigté qui fait sa réputation. Sa lingerie en a fait saliver plus d'un. Des nuisettes aux robes de chambre en passant par les culottes, les petits pagnes, etc. chacune des dix tenues provocantes de Nafytoo ont a reçu sa dose d'ovation et d'admiration. Pour y mettre une touche de sagesse et d'expérience, l'Ivoirien Pathé'O était de la partie. De ses seize modèles hommes et femmes, faisant parfois des clins d'oeil aux Touaregs et au Maghreb (avec du cuub, du jean, du turkech plus connu au Sénégal sous le nom de Daaru Xudoos, du pagne tissé - dont certains sont brodés ou daminés) accompagnés de musique mbalax, celui qui vient d'ouvrir sa boutique à Dakar après Libreville, Brazzaville, etc., n'a pas failli à sa réputation. Plusieurs fois annoncé à des défilés de mode au Sénégal, Pathé'O se fait découvrir dans ce pays de fort belle manière. Le couturier qui a habillé de nombreux présidents du continent soutient qu'"un Africain qui habille des Africains, ce n'est nullement un événement". Après le passage du styliste ivoirien, une pause musicale pouvait être observée avec les rappeurs du Positive Black Soul (Pbs) qui ont servi un tube inédit : Pbs dans vingt ans, qui fera partie de leur prochain album. Ce titre est joué en salsa-rap. Mais celle qui a surtout fait bouger la salle a été la chanson en a capella interprétée par Carlo, le tout nouveau sociétaire du groupe, qui lance sous des choeurs aux allures zulues, que dans le pays, tout le monde cherche à émigrer, parce que les dirigeants ne sont là que pour "manger". Joignant les gestes à la chanson, il indique qu'"au départ, c'était Senghor (le nain, Ndlr). Celui-ci passera la main à Abdou Ndiol. Ce dernier donnera le témoin à Gorgui Laye (Didier Awadi, Bay Souley, El Hadj Cissokho et Carlo se tiennent la tête en signe de désespoir et de larmes ; ce qui eut pour effet de déclencher l'hilarité et des tonnerres d'applaudissements dans la salle les obligeant à bisser le tube, Ndlr)".
C'est dans une salle bien détendue et chauffée à blanc que Adama Paris démarrera l'exhibition de sa collection d'une quarantaine de modèles. Les tenues d'hommes et de femmes (dont beaucoup s'adaptent à l'été) ont été traitées avec une grande imagination. Les accessoires assortis (chaussures, boucles d'oreilles, ceintures brillantes frappées du nom "Adama Paris" ) reflètent une rare originalité. Pour encore mieux titiller les yeux des spectateurs, elle n'a pas hésité à tailler dans du tissu dont les motifs sont des colonnes de journaux. Tous les styles, tous les genres de vêtements, toutes les matières ont été explorés par cette jeune fille de vingt-sept ans qui n'a totalisé que quatre années de carrière. Ce qui lui a valu une standing ovation au cours de sa parade de clôture. Une sorte de félicitation dont elle est n'est nullement indifférente. C'est toute émue qu'elle a bouclé ses premiers pas dans son retour aux sources sénégalaises. Mais tout n'était pas fini, puisque la soirée s'est poursuivie, jusqu'au petit matin, dans une boîte de nuit de la place.
© Wal Fadjri (www.walf.sn)
La danse, la mode, la musique Tout était de la partie, au cours de cette Fashion night (nuit de la mode) organisée, jeudi dernier, par Adama Ndiaye, mère de la griffe Adama Paris. Une soirée qui s'est terminée dans une boîte de nuit. Prévue pour 20 h 30, la soirée a démarré bien au-delà, parce qu'il fallait attendre plus d'un millier d'invités. Mais l'on n'avait pas le temps de s'ennuyer, car le cocktail aidait à faire passer le temps. Puis, l'attention des convives a été captée par les danseurs de la compagnie Artéa que dirige Marianne Niox.
Ce n'est 22 h 30 que le spectacle proprement dit devait démarrer, sous les yeux du ministre de la Culture et de la Communication Abdou Fall, en présence des chanteurs français Ménélik et Tonton David. Mais avant que les mannequins n'étalent tout le charme des modèles sur un podium en "T" (tapissé de blanc et dont les flancs sont de couleur bleue) c'est le jeune musicien Philip Monteiro qui a ouvert le bal par un play-back. Ensuite, c'est Nabou Diagne, jeune mannequin devenue styliste qui exhibe une collection de douze modèles alliant tradition et modernité. Dans ses tenues de ville, de soirée dans diverses matières (lin, bazin et autres) aux motifs variés et de couleurs différentes, avec des fils dorés ou argentés, des perles , elle a su faire montre d'une grande créativité. A sa suite, Nafytoo arrivera avec le doigté qui fait sa réputation. Sa lingerie en a fait saliver plus d'un. Des nuisettes aux robes de chambre en passant par les culottes, les petits pagnes, etc. chacune des dix tenues provocantes de Nafytoo ont a reçu sa dose d'ovation et d'admiration. Pour y mettre une touche de sagesse et d'expérience, l'Ivoirien Pathé'O était de la partie. De ses seize modèles hommes et femmes, faisant parfois des clins d'oeil aux Touaregs et au Maghreb (avec du cuub, du jean, du turkech plus connu au Sénégal sous le nom de Daaru Xudoos, du pagne tissé - dont certains sont brodés ou daminés) accompagnés de musique mbalax, celui qui vient d'ouvrir sa boutique à Dakar après Libreville, Brazzaville, etc., n'a pas failli à sa réputation. Plusieurs fois annoncé à des défilés de mode au Sénégal, Pathé'O se fait découvrir dans ce pays de fort belle manière. Le couturier qui a habillé de nombreux présidents du continent soutient qu'"un Africain qui habille des Africains, ce n'est nullement un événement". Après le passage du styliste ivoirien, une pause musicale pouvait être observée avec les rappeurs du Positive Black Soul (Pbs) qui ont servi un tube inédit : Pbs dans vingt ans, qui fera partie de leur prochain album. Ce titre est joué en salsa-rap. Mais celle qui a surtout fait bouger la salle a été la chanson en a capella interprétée par Carlo, le tout nouveau sociétaire du groupe, qui lance sous des choeurs aux allures zulues, que dans le pays, tout le monde cherche à émigrer, parce que les dirigeants ne sont là que pour "manger". Joignant les gestes à la chanson, il indique qu'"au départ, c'était Senghor (le nain, Ndlr). Celui-ci passera la main à Abdou Ndiol. Ce dernier donnera le témoin à Gorgui Laye (Didier Awadi, Bay Souley, El Hadj Cissokho et Carlo se tiennent la tête en signe de désespoir et de larmes ; ce qui eut pour effet de déclencher l'hilarité et des tonnerres d'applaudissements dans la salle les obligeant à bisser le tube, Ndlr)".
C'est dans une salle bien détendue et chauffée à blanc que Adama Paris démarrera l'exhibition de sa collection d'une quarantaine de modèles. Les tenues d'hommes et de femmes (dont beaucoup s'adaptent à l'été) ont été traitées avec une grande imagination. Les accessoires assortis (chaussures, boucles d'oreilles, ceintures brillantes frappées du nom "Adama Paris" ) reflètent une rare originalité. Pour encore mieux titiller les yeux des spectateurs, elle n'a pas hésité à tailler dans du tissu dont les motifs sont des colonnes de journaux. Tous les styles, tous les genres de vêtements, toutes les matières ont été explorés par cette jeune fille de vingt-sept ans qui n'a totalisé que quatre années de carrière. Ce qui lui a valu une standing ovation au cours de sa parade de clôture. Une sorte de félicitation dont elle est n'est nullement indifférente. C'est toute émue qu'elle a bouclé ses premiers pas dans son retour aux sources sénégalaises. Mais tout n'était pas fini, puisque la soirée s'est poursuivie, jusqu'au petit matin, dans une boîte de nuit de la place.
© Wal Fadjri (www.walf.sn)
No comments Yet

Comments