Festival régional des arts et de la culture : plus de 750 festivaliers pour prêcher la paix en Casamance
Après le carnaval de la culture et de la paix organisé sur l'initiative de la commune, la région de Ziguinchor abritera, dans le courant du mois de juin prochain, une autre manifestation culturelle de grande envergure qui entre dans le cadre de la consolidation du processus de paix en Casamance. Il s'agit de la deuxième édition du Festival régional des arts et de la culture qui aura lieu du 20 au 23 juin 2003. Placé sous le thème "la culture au service de la paix et du développement", cette grande manifestation culturelle, qui en est à sa deuxième édition après celle de 1999 vise, de l'avis des organisateurs trois objectifs fondamentaux.
A savoir contribuer à la restauration de la culture casamançaise, réhabiliter l'image de la région écornée en raison des événements consécutifs à la crise casamançaise mais aussi et surtout participer à la consolidation du processus de paix en Casamance. " A travers ce festival, nous voulons remettre à sa place la culture de notre région qui, malgré son caractère très cosmopolite et ses énormes potentialités, tarde encore à décoller. Au-delà de la restauration de la culture, l'objectif est de montrer une autre image de la région qui soit différente de celle qui est souvent présentée à travers les médias et maintenant su Internet. A côté de cette Casamance qui est certes en crise, il y'a une autre Casamance qui sourit, qui chante et qui danse. Et la finalité de tout cela c'est d'apporter la contribution de la culture à la restauration de la paix en Casamance ", déclare le secrétaire du comité d'organisation, Alassane Gasssama qui met en valeur le rôle important de la culture dans la pacification et l'intégration des peuples. "La culture est l'un des déterminants de la crise et elle peut aussi être un facteur déterminant dans cette recherche effrénée de paix qui doit être la préoccupation de tout le monde", fait-il remarquer précisant au passage que toutes les ethnies représentées en Casamance devraient, à l'occasion, exhiber les différentes facettes du riche patrimoine culturel casamançais.
D'un budget prévisionnel de plus 6 millions, ce festival organisé par le Conseil régional de Ziguinchor et auquel devraient prendre part plus de 750 participants ainsi que des troupes et ballets venus de toute la région ainsi que des régions de Kolda, Tamba et Fatick, sera aussi marqué par la présence d'invités de la sous-région, notamment la Gambie et la Guinée-Bissau, deux pays qui partagent avec la région de Ziguinchor des frontières communes. Seront aussi invités à la manifestation le Conseil régional d'Alsace, partenaire de l'institution régionale de Ziguinchor, mais aussi le département français de Meurthe et Moselle. Au programme des festivités, il est prévu un vernissage exposition au village culturel du Fesnac sis au quartier de Yamatogne, une retraite au flambeau, une veillée culturelle, un podium de Rap, une soirée de Gala, ainsi qu'une rencontre d'informations entre les responsables du Bureau sénégalais des droits d'auteur et les artistes de la région.
Mais le point central de ce festival que les responsables du Conseil régional entendent pérenniser demeure l'organisation d'un symposium autour du thème "La culture au service de la paix, du développement et de l'intégration". Des communications seront faites par Nouha Cissé, Historien, Proviseur du Lycée Djignabo de Ziguinchor, Yaya Mané, Directeur de Cabinet du maire de Ziguinchor et Pape Massène Sène, Conseiller technique au ministère de la Culture et de la Communication.
© Sud Quotidien (www.sudonline.sn)
A savoir contribuer à la restauration de la culture casamançaise, réhabiliter l'image de la région écornée en raison des événements consécutifs à la crise casamançaise mais aussi et surtout participer à la consolidation du processus de paix en Casamance. " A travers ce festival, nous voulons remettre à sa place la culture de notre région qui, malgré son caractère très cosmopolite et ses énormes potentialités, tarde encore à décoller. Au-delà de la restauration de la culture, l'objectif est de montrer une autre image de la région qui soit différente de celle qui est souvent présentée à travers les médias et maintenant su Internet. A côté de cette Casamance qui est certes en crise, il y'a une autre Casamance qui sourit, qui chante et qui danse. Et la finalité de tout cela c'est d'apporter la contribution de la culture à la restauration de la paix en Casamance ", déclare le secrétaire du comité d'organisation, Alassane Gasssama qui met en valeur le rôle important de la culture dans la pacification et l'intégration des peuples. "La culture est l'un des déterminants de la crise et elle peut aussi être un facteur déterminant dans cette recherche effrénée de paix qui doit être la préoccupation de tout le monde", fait-il remarquer précisant au passage que toutes les ethnies représentées en Casamance devraient, à l'occasion, exhiber les différentes facettes du riche patrimoine culturel casamançais.
D'un budget prévisionnel de plus 6 millions, ce festival organisé par le Conseil régional de Ziguinchor et auquel devraient prendre part plus de 750 participants ainsi que des troupes et ballets venus de toute la région ainsi que des régions de Kolda, Tamba et Fatick, sera aussi marqué par la présence d'invités de la sous-région, notamment la Gambie et la Guinée-Bissau, deux pays qui partagent avec la région de Ziguinchor des frontières communes. Seront aussi invités à la manifestation le Conseil régional d'Alsace, partenaire de l'institution régionale de Ziguinchor, mais aussi le département français de Meurthe et Moselle. Au programme des festivités, il est prévu un vernissage exposition au village culturel du Fesnac sis au quartier de Yamatogne, une retraite au flambeau, une veillée culturelle, un podium de Rap, une soirée de Gala, ainsi qu'une rencontre d'informations entre les responsables du Bureau sénégalais des droits d'auteur et les artistes de la région.
Mais le point central de ce festival que les responsables du Conseil régional entendent pérenniser demeure l'organisation d'un symposium autour du thème "La culture au service de la paix, du développement et de l'intégration". Des communications seront faites par Nouha Cissé, Historien, Proviseur du Lycée Djignabo de Ziguinchor, Yaya Mané, Directeur de Cabinet du maire de Ziguinchor et Pape Massène Sène, Conseiller technique au ministère de la Culture et de la Communication.
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