Musique Djoly Bou Alto : Chant à la jeunesse d'un rappeur socialement engagé
Encourager le positif, fustiger le mal dans la société, c'est l'objectif que s'est fixé Djoly bou Alto. La politique, il en parle peu. Car pour lui, il n'y a presque plus rien à en dire.´
Il était un des trois membres du groupe de rap Alto Posse, qui a sorti une cassette en 1999. Mais depuis, le groupe s'est disloqué. L'un des membres est parti en Europe, l'autre s'est converti dans le management. Djoly reste seul. Et c'est pour maintenir le flambeau et continuer le combat, "pour que le travail de huit ans ne devienne pas nul" qu'il a décidé de maintenir le nom Alto. Ce qui donne Djoly bou Alto, "pour qu'il ne disparaisse" pas, selon Djoly qui nous a rendu visite avec son manager Amadou Leïty Bodian. Et pour marquer son retour sur la scène, Djoly vient de mettre sur le marché un album intitulé Guiss-Guiss, autrement dit son point de vue sur la société sénégalaise : "J'encourage ce qui est positif et critique le côté négatif de la société." L'album ne parle pour ainsi dire pas de politique parce que, selon Djoly, "presque tout a été dit là-dessus. Tout ce qu'on peut en dire ne sera que répétition". Sauf peut-être sur le tube Ma jeunesse. A propos de ce morceau, l'artiste indique que les jeunes du Sénégal font tout pour s'en sortir (transport par pousse-pousse, vente de sachets d'eau, de cure-dents, de bonbons…), pour préparer leur avenir. Mais leur situation n'évolue pas, car il n'y a pas beaucoup d'emplois dans ce pays. C'est un appel lancé aux responsables pour ces jeunes qui ne demandent qu'à être aidés. "Ils n'attendent rien des Ong ni de la Banque mondiale. Souvent, on les accuse de trafic de drogue ou d'armes, alors que tout le monde sait que ce sont les grandes personnalités qui introduisent tout cela dans le pays. Les jeunes n'ont pas ces moyens", dénonce notre interlocuteur. "C'est un cri du cœur. Mais on encourage les jeunes pour leur dire que tôt ou tard, avec l'engagement, ils auront un futur radieux", dit-il pour définir ce morceau qui passe pour un "hymne à la jeunesse". Pour encourager ces jeunes, il a créé une sorte de mot de passe : "Wazapata". C'est aussi pour démentir ceux-là qui affirment que le rap n'a aucune utilité, car tous ceux qui acceptent de travailler pourront en récolter les fruits demain. Ainsi, le rappeur pense créer une danse à partir de ce mot. Et ce seront des pas d'encouragement vers la réussite.
Le jeune artiste parle aussi de ce qu'il appelle "l'amour commercial". Il utilise une métaphore pour traiter les filles d'abeilles. L'artiste fustige aussi les promesses démagogiques, mensongères et hypocrites. Il constate aussi, pour le regretter, que les Sénégalais ont de plus en plus tendance à s'enorgueillir des péchés qu'ils commettent. "Les gens se vantent de leurs péchés". Et il prône un retour à Dieu, "car chaque jour nous rapproche de la mort". Mais il ajoute que c'est en devenant adulte que l'on se rend compte que la vie est un véritable combat. On affronte chaque jour des difficultés que l'on tente de surmonter pour avancer.
Habitant les Parcelles-Assainies, Djoly bou Alto a réuni, dans un tube, seize rappeurs de ce quartier (dont la plupart n'ont jamais sorti de cassette) pour faire leur promotion.
Pour sortir cette cassette qui est une autoproduction, le jeune rappeur a vécu "un an de galère. On a affronté toutes les difficultés pour rassembler plus de 2 millions de francs nécessaires à la production. Peu de sponsors ont accepté de nous soutenir".
Depuis la sortie de sa cassette, Djoly s'est produit dans les foyers des écoles, dans les régions de Saint-Louis, de Kaolack et de Ziguinchor, et à Mbour. Il prépare aussi une tournée nationale pour bien se promouvoir. Il rêve en plus de contacts avec l'étranger.
© Wal Fadjri (www.walf.sn)
Il était un des trois membres du groupe de rap Alto Posse, qui a sorti une cassette en 1999. Mais depuis, le groupe s'est disloqué. L'un des membres est parti en Europe, l'autre s'est converti dans le management. Djoly reste seul. Et c'est pour maintenir le flambeau et continuer le combat, "pour que le travail de huit ans ne devienne pas nul" qu'il a décidé de maintenir le nom Alto. Ce qui donne Djoly bou Alto, "pour qu'il ne disparaisse" pas, selon Djoly qui nous a rendu visite avec son manager Amadou Leïty Bodian. Et pour marquer son retour sur la scène, Djoly vient de mettre sur le marché un album intitulé Guiss-Guiss, autrement dit son point de vue sur la société sénégalaise : "J'encourage ce qui est positif et critique le côté négatif de la société." L'album ne parle pour ainsi dire pas de politique parce que, selon Djoly, "presque tout a été dit là-dessus. Tout ce qu'on peut en dire ne sera que répétition". Sauf peut-être sur le tube Ma jeunesse. A propos de ce morceau, l'artiste indique que les jeunes du Sénégal font tout pour s'en sortir (transport par pousse-pousse, vente de sachets d'eau, de cure-dents, de bonbons…), pour préparer leur avenir. Mais leur situation n'évolue pas, car il n'y a pas beaucoup d'emplois dans ce pays. C'est un appel lancé aux responsables pour ces jeunes qui ne demandent qu'à être aidés. "Ils n'attendent rien des Ong ni de la Banque mondiale. Souvent, on les accuse de trafic de drogue ou d'armes, alors que tout le monde sait que ce sont les grandes personnalités qui introduisent tout cela dans le pays. Les jeunes n'ont pas ces moyens", dénonce notre interlocuteur. "C'est un cri du cœur. Mais on encourage les jeunes pour leur dire que tôt ou tard, avec l'engagement, ils auront un futur radieux", dit-il pour définir ce morceau qui passe pour un "hymne à la jeunesse". Pour encourager ces jeunes, il a créé une sorte de mot de passe : "Wazapata". C'est aussi pour démentir ceux-là qui affirment que le rap n'a aucune utilité, car tous ceux qui acceptent de travailler pourront en récolter les fruits demain. Ainsi, le rappeur pense créer une danse à partir de ce mot. Et ce seront des pas d'encouragement vers la réussite.
Le jeune artiste parle aussi de ce qu'il appelle "l'amour commercial". Il utilise une métaphore pour traiter les filles d'abeilles. L'artiste fustige aussi les promesses démagogiques, mensongères et hypocrites. Il constate aussi, pour le regretter, que les Sénégalais ont de plus en plus tendance à s'enorgueillir des péchés qu'ils commettent. "Les gens se vantent de leurs péchés". Et il prône un retour à Dieu, "car chaque jour nous rapproche de la mort". Mais il ajoute que c'est en devenant adulte que l'on se rend compte que la vie est un véritable combat. On affronte chaque jour des difficultés que l'on tente de surmonter pour avancer.
Habitant les Parcelles-Assainies, Djoly bou Alto a réuni, dans un tube, seize rappeurs de ce quartier (dont la plupart n'ont jamais sorti de cassette) pour faire leur promotion.
Pour sortir cette cassette qui est une autoproduction, le jeune rappeur a vécu "un an de galère. On a affronté toutes les difficultés pour rassembler plus de 2 millions de francs nécessaires à la production. Peu de sponsors ont accepté de nous soutenir".
Depuis la sortie de sa cassette, Djoly s'est produit dans les foyers des écoles, dans les régions de Saint-Louis, de Kaolack et de Ziguinchor, et à Mbour. Il prépare aussi une tournée nationale pour bien se promouvoir. Il rêve en plus de contacts avec l'étranger.
© Wal Fadjri (www.walf.sn)
No comments Yet


Comments