1ère édition Senerap international : l'éclosion par-delà la relance
Par-delà la Relance et la Maturité, signes sous lesquels il est placé, le premier Festival international de rap sénégalais dénommé Senerap international, vise à solidifier le hip hop en général, et à l'inscrire définitivement dans un mouvement le menant à l'éclosion.
Du constat fait par les organisateurs qui rencontraient hier la presse en présence du rappeur franco-sénégalais Passi le parrain de cette édition, il est ressorti qu'il y a beaucoup de productions rap annuellement disponibles sur le marché sénégalais sans que, pourrait-on dire, la mayonnaise ne prenne vraiment. En effet, il n'est pas tout d'étaler des albums dans les bacs. Il faudrait aussi des scènes d'envergure pour permettre l'expression scénique des artistes. Le Festival international de rap de Dakar prévu les 14 et 15 mars 2003 que l'on veut inscrire dans l'annualité constitue, aux dires de ses initiateurs, le premier jalon vers l'épanouissement. Sous ce rapport, "nous avons conscience que le défi de l'organisation doit être professionnellement relevé", ont déclaré les organisateurs-conférenciers. Ils n'ont pas tort de le souligner. Parce que dans ce genre de manifestation, les couacs et les dysfonctionnements sont toujours fatals et sont de nature à émousser tout enthousiasme. Cela dit, Passi conçoit cette première édition de Senerap international comme "un moyen de contribuer à faire circuler les oeuvres artistiques en Afrique". A son avis, l'une des symboliques de l'événement -qui a valeur de message- procède de la conviction que l'Unité africaine est loin d'être strictement une vue de l'esprit. "En conviant plus d'une vingtaine de groupes de tous les horizons africains à marquer de leurs empreintes l'événement, Senerap international s'inscrit dans le même ordre de pensées". L'unité du continent se construira à la base ou ne se construira pas, ont affirmé les maîtres-d'oeuvre du festival. Dans cette perspective "le mouvement hip hop a beaucoup à apporter, notamment dans le travail d'éveil des consciences", ont pour leur part estimé Didier Awadi et Mamadou Konté, respectivement responsables des labels Taf Taf Production et Africa Fête qui, avec le Ccf-Dakar, co-organisent le Senerap.
Une question à laquelle les conférenciers n'ont pas voulu répondre, est celle relative au budget de la manifestation. Non seulement ils ont joué aux pongistes, mais ils ont davantage fait dans les galipettes sémantiques. Au final, l'on ne saura rien côté financier.
On rappelle que pour ce Senerap international, outre les ténors du rap sénégalais tels que Positive Black Soul (Pbs), Bidew Bou Bess, Daara J, Pee Froiss, Wa Bmg 44, Pacotille, etc, sont attendus plusieurs possee dont Tata Pound (Mali), Ardiess (Bénin), Yelen (Burkina Faso), Dance Hall Masters (Gambie), Yalad (Tchad), Negrissim (Cameroun)
© Sud Quotidien (www.sudonline.sn)
Du constat fait par les organisateurs qui rencontraient hier la presse en présence du rappeur franco-sénégalais Passi le parrain de cette édition, il est ressorti qu'il y a beaucoup de productions rap annuellement disponibles sur le marché sénégalais sans que, pourrait-on dire, la mayonnaise ne prenne vraiment. En effet, il n'est pas tout d'étaler des albums dans les bacs. Il faudrait aussi des scènes d'envergure pour permettre l'expression scénique des artistes. Le Festival international de rap de Dakar prévu les 14 et 15 mars 2003 que l'on veut inscrire dans l'annualité constitue, aux dires de ses initiateurs, le premier jalon vers l'épanouissement. Sous ce rapport, "nous avons conscience que le défi de l'organisation doit être professionnellement relevé", ont déclaré les organisateurs-conférenciers. Ils n'ont pas tort de le souligner. Parce que dans ce genre de manifestation, les couacs et les dysfonctionnements sont toujours fatals et sont de nature à émousser tout enthousiasme. Cela dit, Passi conçoit cette première édition de Senerap international comme "un moyen de contribuer à faire circuler les oeuvres artistiques en Afrique". A son avis, l'une des symboliques de l'événement -qui a valeur de message- procède de la conviction que l'Unité africaine est loin d'être strictement une vue de l'esprit. "En conviant plus d'une vingtaine de groupes de tous les horizons africains à marquer de leurs empreintes l'événement, Senerap international s'inscrit dans le même ordre de pensées". L'unité du continent se construira à la base ou ne se construira pas, ont affirmé les maîtres-d'oeuvre du festival. Dans cette perspective "le mouvement hip hop a beaucoup à apporter, notamment dans le travail d'éveil des consciences", ont pour leur part estimé Didier Awadi et Mamadou Konté, respectivement responsables des labels Taf Taf Production et Africa Fête qui, avec le Ccf-Dakar, co-organisent le Senerap.
Une question à laquelle les conférenciers n'ont pas voulu répondre, est celle relative au budget de la manifestation. Non seulement ils ont joué aux pongistes, mais ils ont davantage fait dans les galipettes sémantiques. Au final, l'on ne saura rien côté financier.
On rappelle que pour ce Senerap international, outre les ténors du rap sénégalais tels que Positive Black Soul (Pbs), Bidew Bou Bess, Daara J, Pee Froiss, Wa Bmg 44, Pacotille, etc, sont attendus plusieurs possee dont Tata Pound (Mali), Ardiess (Bénin), Yelen (Burkina Faso), Dance Hall Masters (Gambie), Yalad (Tchad), Negrissim (Cameroun)
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