Aumar Puhlo Sow sort "Njangaan" : Du rap africain pour retrouver ses racines
Le " laawan " est un style musical africain très ancien. C'est une forme d'expression orale des griots qui peut être comparé au " taalif " (poésie) ou au " taassou " (envolée lyrique). C'est ce style bien de chez nous qu'a adopté Aumar Puhlo Sow afin de se tailler une place dans le mouvement hip-hop africain.
L'appellation " laawan " est née d'une rencontre avec le tambour-major Doudou Ndiaye Rose et le groupe " Djolof " lors d'un concert au festival Africolor, en France. Un mélange des sonorités hip-hop et de percussions a donné naissance à ce genre révélé aux kids par le maître du tambour, à la fin d'une jam-session. Membre du groupe " Djoloff " (un " posse " de jeunes Sénégalais vivant à Paris), Aumar Puhlo Sow entame une carrière solo avec un premier album de dix titres intitulé " Njangaan " (apprentissage). Au Sénégal, son pays d'origine, il est venu sortir cet opus pour conquérir le public. Le jeune rappeur est à la recherche permanente de ses racines et son produit est riche en sonorités africaines. La musique y est bien cadencée, le rythme entraînant, les messages forts et le son limpide. Écoutez les morceaux " Rimbax ", " Njangaan " ou " Nassarane " pour vous en convaincre. Le rappeur déclame en wolof, poulaar et français.
Infographiste de formation, il entend relever un défi et démontrer à ceux qui affirment que le rap est originaire des USA, qu'il est bien possible de pratiquer ce genre musical dans les langues africaines. Très motivé, créatif et plein d'énergie, il exprime sa révolte par rapport au mépris dont est victime le continent noir. En fait, Aumar Sow développe un nouveau concept du rap, non pas pour concurrencer le hip-hop américain mais pour marquer la présence africaine dans ce style bien de chez nous. Le produit " Njangaan " est conçu dans un métissage culturel multiforme.
Auteur et compositeur, il a contribué à la réalisation des albums du rappeur Big D et du chanteur Ablaye Mbaye. Il est également grand dessinateur à ses heures perdues. C'est d'ailleurs dans cet art qu'il a développé, très tôt, ses sensibilités artistiques. Né en France il y a 28 ans, Aumar Puhlo Sow a regagné Dakar un an après et a passé toute son enfance à Ouakam où il a reçu une éducation marquée par la culture orale des griots. Ce fut sa première influence musicale. En 1992, il crée avec une bande d'amis de la banlieue parisienne, le groupe " Djolof ".
En janvier 2001, ils mettent sur le marché international un premier produit intitulé " Laawan ", réalisé par le grand Wasis Diop. L'album a eu un grand succès et les a fait connaître sur plusieurs scènes d'Europe et même en Jamaïque où ils ont enregistré un remix du titre " Wollybaye " avec le compositeur Philippe " Fatis " Burell qui fut manager et producteur des reggaemen Luciano et de Sizzla. Dans " Njangaan " d'Aumar Puhlo Sow, disponible sur le marché sénégalais depuis le 30 décembre, on note entre autres participations celle de Lord Aladji Man, Faada Freddy et Ndongo J (Daara J) et de Tinka Cissé (Misaal).
© Le Soleil (www.lesoleil.sn)
L'appellation " laawan " est née d'une rencontre avec le tambour-major Doudou Ndiaye Rose et le groupe " Djolof " lors d'un concert au festival Africolor, en France. Un mélange des sonorités hip-hop et de percussions a donné naissance à ce genre révélé aux kids par le maître du tambour, à la fin d'une jam-session. Membre du groupe " Djoloff " (un " posse " de jeunes Sénégalais vivant à Paris), Aumar Puhlo Sow entame une carrière solo avec un premier album de dix titres intitulé " Njangaan " (apprentissage). Au Sénégal, son pays d'origine, il est venu sortir cet opus pour conquérir le public. Le jeune rappeur est à la recherche permanente de ses racines et son produit est riche en sonorités africaines. La musique y est bien cadencée, le rythme entraînant, les messages forts et le son limpide. Écoutez les morceaux " Rimbax ", " Njangaan " ou " Nassarane " pour vous en convaincre. Le rappeur déclame en wolof, poulaar et français.
Infographiste de formation, il entend relever un défi et démontrer à ceux qui affirment que le rap est originaire des USA, qu'il est bien possible de pratiquer ce genre musical dans les langues africaines. Très motivé, créatif et plein d'énergie, il exprime sa révolte par rapport au mépris dont est victime le continent noir. En fait, Aumar Sow développe un nouveau concept du rap, non pas pour concurrencer le hip-hop américain mais pour marquer la présence africaine dans ce style bien de chez nous. Le produit " Njangaan " est conçu dans un métissage culturel multiforme.
Auteur et compositeur, il a contribué à la réalisation des albums du rappeur Big D et du chanteur Ablaye Mbaye. Il est également grand dessinateur à ses heures perdues. C'est d'ailleurs dans cet art qu'il a développé, très tôt, ses sensibilités artistiques. Né en France il y a 28 ans, Aumar Puhlo Sow a regagné Dakar un an après et a passé toute son enfance à Ouakam où il a reçu une éducation marquée par la culture orale des griots. Ce fut sa première influence musicale. En 1992, il crée avec une bande d'amis de la banlieue parisienne, le groupe " Djolof ".
En janvier 2001, ils mettent sur le marché international un premier produit intitulé " Laawan ", réalisé par le grand Wasis Diop. L'album a eu un grand succès et les a fait connaître sur plusieurs scènes d'Europe et même en Jamaïque où ils ont enregistré un remix du titre " Wollybaye " avec le compositeur Philippe " Fatis " Burell qui fut manager et producteur des reggaemen Luciano et de Sizzla. Dans " Njangaan " d'Aumar Puhlo Sow, disponible sur le marché sénégalais depuis le 30 décembre, on note entre autres participations celle de Lord Aladji Man, Faada Freddy et Ndongo J (Daara J) et de Tinka Cissé (Misaal).
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